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Les inondations ravagent des sites maraîchers
* Les agriculteurs au bord du désespoir face à la montée des eaux.
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Kinshasa dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril ont laissé derrière elles un paysage de désolation. De nombreux quartiers de la capitale congolaise se retrouvent submergés, les rivières ayant quitté leur lit pour envahir maisons, rues et plantations.
La ville est en partie paralysée. Certaines familles, surprises par la montée soudaine des eaux, ont trouvé refuge sur les toits, dans des stations-service, des églises ou encore des écoles, devenus des abris de fortune.
Au-delà du bilan qui s'élève à 43 morts, selon des sources officielles, les inondations ont causé d'importants dégâts matériels. Parmi les plus touchés : les maraîchers, dont les sites agricoles ont été littéralement engloutis.
Dans le district de la Tshangu, pas moins de sept sites maraîchers ont été inondés. Les quartiers 6, 8 et 9 de N'djili, ainsi que le site de Cecomaf, ont été frappés de plein fouet par les débordements de la rivière N'djili. Plus au nord, les plantations de Masina Rail 1 et 2 ainsi que celles de Tswenge sont désormais méconnaissables, submergées par les eaux du fleuve.
Des terres agricoles sous les eaux
" Tout est détruit, tout est perdu ", a confié Amédée Nzinga, secrétaire de l'un de ces sites maraîchers, incapable de masquer son émotion.
Même constat du côté du Mont-Amba, où la crue de la rivière Lukaya a englouti les cultures installées le long de ses rives. Si certains s'en sortent avec des pertes limitées, d'autres voient des mois de travail disparaître sous l'eau.
" Nous avons perdu une plate bande, ce qui est peu comparé à d'autres. Mais les champs situés tout au long du rail et de la Lukaya ont été entièrement ravagés", témoigne Clarisse Mbayo, maraîchère.
" Cette situation laisse présager une flambée des prix des légumes dans les prochains jours, alors que les maraîchers, déjà fragilisés, peinent à envisager une reprise à court terme", laissent entendre les maraîchers profondément touchés.
Tricya MUSANSI