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Les 2426 candidats magistrats en attente de nomination lancent un SOS
Les 2426 candidats magistrats parmi les 5000 ayant réussi au concours de recrutement organisé par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en 2022, sont en désarroi. Ne sachant plus à quel saint se vouer, ils se sont tournés vers le président de la République Félix Antoine Tshisekedi pour qu’il plaide en leur faveur auprès du CSM. Leur démarche est tout à fait légitime. Ils ne réclament que leur nomination en qualité de magistrats.
Pour rappel, après la proclamation le 2 novembre 2022 des résultats de ce concours de recrutement passé le 9 octobre qui a vu 5.000 candidats seulement sur les 35.000 postulants réussir, faute de moyens financiers disponibles, le gouvernement a scindé des nominations en deux phases: la première en 2023 et la seconde en 2024. Selon le chronogramme établi en février 2023, les 2.426 derniers auraient dû être nommés en avril 2024. Mais jusqu’à présent, ils ne sont pas encore fixés sur leur sort. Il faut saluer leur patience et leur civisme car, à leur place, d’autres auraient provoqué des agitations, surtout en leur qualité d’hommes de droit.
Leur cri de détresse se justifie amplement dans la mesure où certains d’entre eux, venus de l’intérieur du pays, vivent très difficilement ici dans la capitale. D’autres ne peuvent pas exercer un autre emploi conformément à la loi régissant le statut de magistrats qui interdit le cumul des fonctions.
Par rapport à la réalité du terrain où le déficit des magistrats est déploré par les autorités judiciaires et les justiciables, la nomination de ces hommes en noir s’avère plus qu’urgente. Il est vrai que le problème de moyens financiers est à la base de cette situation. C’est ici qu’intervient la lourde responsabilité de l’autorité budgétaire qui n’est autre que le Parlement. En principe, lors du vote de la loi des finances de l’exercice 2024, les deux chambres législatives auraient dû inscrire cette dépense parmi les priorités des priorités.
À quelques mois de la fin de l’année budgétaire, comment résoudre cette épineuse question ? Ces magistrats qui sont censés maîtriser les affaires de l’Etat, ne doivent pas se tromper de cible. Au lieu de se diriger vers le président de la République, bien qu’étant le magistrat suprême et garant du bon fonctionnement du pays, la bonne direction à prendre est celle du Parlement. L’Assemblée nationale et le Sénat vont entrer bientôt en session ordinaire de septembre consacrée prioritairement au vote du budget de l’Etat. C’est aux élus de ces deux chambres qu’il faut s’adresser pour obtenir gain de cause. Il faut s’abstenir de surcharger le chef de l’Etat qui a beaucoup de chats à fouetter. Muke MUKE