Dernière minute
Société
Des voix s'élèvent de plus en plus pour briser les préjugés qui poussent la société à freiner la scolarisation des enfants vivant avec handicap. Dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, des activités de mobilisation citoyenne sont organisées pour plaider en cette faveur. A la paroisse…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*Le SG de l'UDPS parle d'une "mauvaise interprétation"
Le président intérimaire de l'UDPS, Augustin Kabuya, a fermement démenti les accusations selon lesquelles le président de la…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Lubumbashi, capitale économique du Haut-Katanga, s'apprête à devenir, le temps d'un événement majeur, le centre névralgique du système éducatif congolais. C'est depuis le lycée Tuendelee que sera…
Lemba: la rentrée scolaire a été timide mais effective à Mokengeli, Mpiko, Saint Théophile
* Les parents promettent d’envoyer leurs enfants, le lundi prochain, le temps de rassembler tous les objets classiques.
La rentrée scolaire a bel et bien eu lieu hier lundi 5 septembre dans les écoles tant publiques que privées de la commune de Lemba. Le seul fait marquant est qu’elle a été timide. Au complexe scolaire Mokengeli, par exemple, sur plus de 1300 élèves inscrits, moins de 200 d’entre eux ont répondu présent.
Habituée aux faibles effectifs à la rentrée des classes, une poignée d’enseignants taille bavette dans la cour de cette école officielle aux environs de 8h30. A peine quelques salles de classes étaient occupées par des élèves, soit un quart de la capacité de cet établissement. Plusieurs enseignants ont passé la journée sans rien faire, faute d’élèves.
« La rentrée scolaire est effective au sein de notre école, comme vous le constatez. Elle est cependant très timide. Sur plus de 1300 élèves que compte notre établissement, moins de 200 se sont présentés aujourd’hui. C’est la première fois que nous ayons un effectif aussi bas le jour de la rentrée de classes. Nous espérons avoir un peu plus d’élèves la journée de mardi« , a déclaré Jules M, enseignant de Chimie.
une reprise timide, mais effective
Le constat est pratiquement le même au Collège Saint Théophile, dans la même municipalité. A voir les élèves alignés avant d’entrer dans les salles de classes, l’impression est que l’effectif est bas, comparé au C.S Mokengeli. Pourtant, il s’agit de l’une des écoles les plus fréquentées de Lemba.
Des responsables du collège Saint Théophile interrogés se sont réservés d’avancer le taux de participation des élèves à cette première journée de la reprise des cours. Ils se sont contentés de nous rassurer que la rentrée scolaire est effective au sein de leur école.
« Les cours ont bel et bien repris au collège Saint Théophile. Le plus important est que nous avons reçu les élèves et que les cours vont être dispensés. Elle est timide, mais elle est effective. Nous espérons retrouver, dès demain, tous les inscrits au sein de notre école. Des sanctions seront prises à l’endroit des élèves qui vont commencer les cours en retard. Un grand retard pourra même entraîner le renvoi« , a menacé l’un des responsables de l’école qui nous a répondu sous l’anonymat.
gare aux absents
Le Lycée Mpiko, à quelques mètres de « Saint Théo », a reçu un peu plus de la moitié des inscrites en ce premier jour de la reprise des cours. Les responsables de l’école interrogés rassurent que les cours vont se donner normalement et menacent de sanctionner sévèrement les élèves qui vont s’absenter dès ce mardi 6 septembre.
» Le ministre de l’EPST a lancé officiellement l’année scolaire. Je ne vois pas pourquoi les parents doivent continuer à garder leurs enfants à la maison. Les élèves vont étudier normalement aujourd’hui. Ceux qui s’absentent ne s’en prendront qu’à eux-mêmes. Tous ceux qui seront absents à partir de demain seront sanctionnés« , a déclaré le directeur de discipline.
la rigueur au rendez-vous
Au collège Notre Dame d’Afrique, dans la même municipalité, la majorité d’élèves ont aussi séché les cours. Devant les parents contraints d’assister au premier rassemblement de l’année, le chef d’établissements a longuement insisté sur la conduite et la discipline des élèves, sur leur habillement, et surtout sur le respect des gestes barrières.
« Nous serons très stricts sur la discipline, la ponctualité et l’habillement des élèves durant cette année. Chers parents ici présents, veillez à la coiffure et la tenue d’uniforme de vos enfants que vous envoyez ici à l’école. Les élèves ne sont pas autorisés à signer sur le cahier de communication. Pas de pantalons serrés qu’on appelle communément « Kanga dadi ». Les filles, vos jupes doivent être suffisamment amples et dépasser les genoux de 20 centimètres. J’insiste surtout sur le respect des gestes barrières. La Covid-19 est encore là. Restons sur nos gardes« , a martelé le chef d’établissement.
Des parents rencontrés dans les environs de ces écoles expliquent ce faible taux de participation des élèves en cette première journée de rentrée de classes par le retard enregistré dans l’achat des fournitures scolaires. Ils promettent d’envoyer leurs enfants dès le lundi prochain.
« Nous nous battons pour envoyer nos enfants à l’école dès la semaine prochaine. Nous rencontrons quelques difficultés. Surtout avec des écoles qui nous imposent l’achat des uniformes auprès d’elles. On est obligé de payer une tenue pour un seul enfant à 40 USD. Pas facile lorsqu’on a 5 enfants au sein de la même école. C’est ainsi qu’on a connu un petit retard dans les préparatifs. Je pense que, dès le lundi prochain, tous les enfants inscrits répondront présent« , a déclaré Marcelline, une dame rencontrée à l’entrée du groupe scolaire Mont Amba où la rentrée scolaire est également effective, mais timide.
Beaucoup de perturbations ont été enregistrées l’année scolaire passée, comme celle qui l’a précédée, du fait de la Covid-19. Le calendrier des cours a été plusieurs fois révisé.
Fort de ce constat, des observateurs avertis appellent les autorités du secteur à veiller à ce que le calendrier scolaire de l’année en cours soit strictement respecté. Car, soutiennent-ils, il en va de la formation de ceux qui sont appelés à gérer le pays demain. Orly-Darel NGIAMBUKULU