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Captures d'écran n'affiche jamais écran cassé. Rectifions d'abord l'orthographe de certains mots de cette expression. Son rédacteur qui est loin d'être son auteur aurait dû écrire " Une capture d'écran n'affiche jamais un écran cassé".
L'expression " Une capture d'écran n'affiche…
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Légumes de Kinshasa : l’agriculture urbaine empoisonne la capitale
Une contamination massive et silencieuse se propage ces dernières années à Kinshasa. Ce qui devait nourrir la ville la tue à petit feu. Dans les faubourgs de la capitale des milliers de maraîchers cultivent quotidiennement tomates, amarantes, choux, épinards... pour approvisionner les marchés de la capitale. Ce que peu de consommateurs savent, c’est que ces légumes pourtant indispensables à l’alimentation quotidienne, sont imprégnés de pesticides hautement toxiques, souvent bannis ailleurs dans le monde.
«Ici, on utilise ce qu’on trouve au marché noir. Même si ce n’est approprié on pulvérise quand-même. On n’a pas le choix», nous a soufflé Mme Rachel N’gana, ingénieure agronome et membre du conseil d’administration de l’Association des ingénieurs agronomes diplômés de l’Université de Kinshasa (Assiaduk), lors d’un entretien accordé à la rédaction de "Forum des As".
Les produits phytosanitaires, souvent contrefaits ou périmés, sont manipulés à mains nues, sans masques, ni vêtements de protection. En plus d’empoisonner ceux qui les appliquent, ils s’infiltrent dans les sols, contaminent les nappes phréatiques et finissent dans les assiettes de millions de Kinois.
Une bombe sanitaire
«Ce n’est plus de l’agriculture, c’est une bombe sanitaire à retardement», Ir Rachel N’gana, tout en signalant que les résidus de ces pesticides peuvent provoquer des maladies chroniques, des cancers, des troubles neurologiques ou hormonaux, malgré que personne n’en parle.
A en croire Mme Rachel N’gana, cette contamination silencieuse est le fruit d’un vide réglementaire doublé d’un manque criant de contrôle. Kinshasa importe des tonnes de pesticides sans mécanisme rigoureux de vérification ou de sensibilisation. Les maraîchers poussés par la pression de la demande et le manque de moyens privilégient le rendement à la sécurité.
Il est temps de tirer la sonnette d'alarme
«Produire pour nourrir ne peut plus signifier produire pour mourir. Il est urgent d’organiser la filière, de former les cultivateurs, de surveiller les produits et de protéger les consommateurs. Sinon, nous courons vers un désastre sanitaire et environnemental», a-t-elle martelé.
Et de poursuivre que : pendant que les légumes abondent sur les étals, les dégâts, eux sont invisibles mais réels. Sols lessivés, rivières asphyxiées, corps malades... Une lente contamination s’opère, silencieuse, méthodique, et surtout évitable. «Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Il est temps d’agir», a-t-elle lancé.
Tricya MUSANSI