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Le gouvernement invité à trouver une solution définitive pour les ébénistes de Delvaux
Après l'incendie qui a détruit pratiquement tous leurs meubles la nuit de samedi 11 octobre 2025, vers 21 heures, les ébénistes de Delvaux dans la commune de Ngaliema sont revenus sur le même lieu. Pourtant, ce n'est pas la première fois qu'ils ont connu pareil drame. Pour éviter dans l'avenir un autre scénario catastrophique du même type, le gouvernement est invité à trouver une solution définitive pour ces compatriotes qui exercent leurs activités dans un endroit non approprié.
C'est depuis des années que ces artistes prestent au quartier Delvaux dans la commune de Ngaliema à ciel ouvert. L'espace est contigu, il ne permet pas à ces ébénistes de garder leurs meubles en toute sécurité. En cas d'intempérie, les biens de ces artisans exposés subissent des dommages et autres détériorations préjudiciables à ces personnes qui réalisent des œuvres de haute qualité.
Chaque fois qu'ils sont victimes de pertes comme la dernière fois, un ministre fait toujours une descente sur le lieu pour leur exprimer la compassion du gouvernement, et probablement leur apporter une aide financière. Le Président Félix Tshisekedi s'était même rendu sur les lieux quelques jours plus tard. L'intervention de l'exécutif central se limite à ce genre de geste.
Mais cette fois -ci, des voix s'élèvent pour inviter le gouvernement à trouver une solution définitive pour l'avenir de ces compatriotes qu'il faut placer dans des bonnes conditions de travail. D'autant plus que c'est la deuxième fois consécutive, en l'espace de trois ans, qu'un feu d'origine inconnu a consumé des ateliers de Delvaux.
LA QUALITE DES MEUBLES POUSSE A SOUTENIR CES ARTISANS
La qualité des meubles fabriqués dans ces ateliers pousse à soutenir ces ébénistes en en les professionnalisant. Pour ce, le gouvernement, à travers le ministère des Petites et moyennes entreprises (PME), devrait tout d'abord leur trouver un espace approprié où Ils vont exercer leur activité. L'espace actuel à Delvaux n'est pas un endroit indiqué pour pareille prestation.
Il faut également songer au renforcement de leurs capacités. La plupart d'entr'eux, si pas tous, ont appris leur métier sur le tas. Pourtant, les œuvres qu'ils réalisent sont de très haute facture, et n'ont rien à envier aux meubles importés qui ornent nos maisons et bureaux. À ce propos, la meilleure approche serait d'ouvrir une filière d'ébénisterie à l'Institut national de préparation professionnelle (INPP).
À l'exemple du Service national qui est en train de fournir un travail de titan avec les "Kuluna" transformés en bâtisseurs, ces jeunes délinquants seraient orientés vers l'ébénisterie. S'il faut considérer la demande en meubles des Congolais et des différentes institutions du pays, celle-ci serait très importante et ces artistes ébénistes auraient beaucoup à faire. C'est une bonne opportunité pour créer beaucoup d'emplois au bénéfice de tous ces jeunes désoeuvrés qui courent les rues.
PROTEGER LA MAIN - D'OEUVRE LOCALE
Les ébénistes congolais réalisent des œuvres qui font la fierté du pays. Ailleurs, on prendrait des mesures pour protéger cette main-d'œuvre locale en interdisant ou en limitant au strict minimum l'importation des meubles.
Le fait qu'ils soient vite revenus au lieu du drame qu'ils connaissent fréquemment, doit interpeller le gouvernement et le pousser à vite réagir. Ici, l'appel est lancé précisément à l'endroit du ministère des PME dont la mission principale est l'encadrement et la promotion des petits opérateurs économiques. En RDC, ils sont nombreux qui oeuvrent dans l'informel. Ce sont des sources de recettes qui échappent au Trésor public alors que l'État a énormément besoin de fonds pour financer les investissements publics et construire les infrastructures socio-économiques de base.
En principe, les élus nationaux et provinciaux de la ville de Kinshasa, notamment ceux de la circonscription électorale de Lukunga, devraient se saisir de ce dossier pour une solution satisfaisante. Ces artistes ébénistes et leurs dépendants constituent une grande réserve de voix pour eux s'ils veulent se présenter en position de force lors des échéances de 2028. Il ne sert à rien de venir leur distribuer les T-shirt et autres biens matériels, alors que le travail qui constitue le fondement de leur existence n'est pas assuré.
Avec le début des pluies, il s'avère plus qu'impérieux que le gouvernement aligne ce dossier parmi ses priorités pour ne pas donner l'impression de l'avoir relégué au dernier plan, alors que les plaies du dernier drame ne se sont pas encore cicatrisées. Verser à tout moment les larmes de crocodile ne fait pas honneur à ceux qui gèrent la res publica.
Muke MUKE