Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Le DG de l’OIT appelle à prioriser la justice sociale pour forger un nouveau monde
Le 1er mai est reconnu comme la fête du Travail, un jour où est célébrée la contribution des travailleurs du monde entier. C’est un moment de fierté, de célébration et d’espoir. Après trois années de crise du COVID-19, suivies d’inflation, de conflits de crises énergétiques et alimentaires, à l’échelle mondiale, les salaires réels ont chuté, la pauvreté augmente, les inégalités semblent plus ancrées que jamais.
Les entreprises ont été durement touchées. Nombre d’entre elles n’ont pas pu faire face aux effets cumulés des événements inattendus récents.
«Nous restons maîtres de notre destin. Si nous voulons forger un nouveau monde, plus stable et plus équitable, nous devons choisir une autre voie. Une voie qui donne priorité à la justice sociale», a déclaré le directeur général de l’organisation internationale du Travail, Gilbert F. Houngbo à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du Travail.
«Je crois que c’est non seulement faisable mais c’est aussi fondamental pour un avenir durable et stable», a-t-il estimé. Le DG de l’OIT est d’avis que les politiques et les actions doivent être centrées sur l’humain, pour permettre aux individus de poursuivre à la fois leur bien-être matériel et leur développement spirituel dans des conditions de liberté et de dignité, de sécurité économique et d’égalité des chances.
Selon ses dires, il faut se concentrer sur les inégalités, la réduction de la pauvreté et la protection sociale de base. Le moyen le plus efficace d’y parvenir est de fournir des emplois de qualité afin que les gens puissent subvenir à leurs besoins et construire leur propre avenir un «travail décent pour tous», tel que le stipule l’Objectif de développement durable no 8.
Il s’agit d’aborder avec réalisme les transformations structurelles à long terme de notre époque; de veiller à ce que les nouvelles technologies créent et soutiennent l’emploi; de relever de manière proactive les défis du changement climatique et de veiller à offrir les emplois, la formation professionnelle et l’aide à la transition dont les travailleurs et les entreprises ont besoin pour bénéficier d’une nouvelle ère à faibles émissions de carbone; de traiter l’évolution démographique comme un «dividende» plutôt que comme un problème, en soutenant les initiatives sur les compétences, les migrations et la protection sociale afin de créer des sociétés plus solidaires et plus résilientes.
«Pour que tout cela se concrétise, nous devons renouveler notre engagement en faveur de la coopération et de la solidarité internationales. Nous devons accroître nos efforts et renforcer la cohérence des politiques, en particulier au sein du système multilatéral, comme le dit le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres», a-t-il cité.
Ainsi, le patron de l’OIT a insisté sur la nécessité d’avoir une Coalition mondiale pour la justice sociale. Une Coalition pour constituer une enceinte où rassembler un large éventail d’organismes et d’acteurs internationaux, a-t-il souligné. Elle fera de la justice sociale la pierre angulaire de la reprise mondiale de manière que les politiques et les actions nationales, régionales et mondiales lui accordent la priorité. En résumé, elle veillera à ce que notre avenir soit centré sur l’humain, a soutenu Gilbert F. Hougbo.
«Nous avons l’occasion de remodeler le monde dans lequel nous vivons du point de vue économique, social et environnemental. Saisissons cette opportunité et allons de l’avant pour construire des sociétés équitables et résilientes qui puissent fonder une paix durable et la justice sociale», a conclu le numéro 1 de l’OIT. Mathy MUSAU