Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
L’après-Kitenge Yezu en question
Va-t-on remplacer ou simplement succéder à Kitenge Yezu dans la « fatshisphère » ? Allons-nous crier : le mentor est mort, vive le mentor ? L’homme au nœud de papillon et à la canne – crépusculaire- a-t-il été l’équivalent de Mazarin (Cardinal de Richelieu) dans la cour des Rois Louis XIII et surtout de Louis XIV ?
Pour faire simple, le « tomatier » a-t-il été pour Fatshi ce que Katumba fut pour JKK? Le chef de l’Etat a-t-il perdu « l’Organe » (sobriquet significatif de l’illustre disparu) ou est-il sevré uniquement d’un conseiller parmi tant d’autres, façon variable d’ajustement ?
La réponse à ces interrogations qui se résument en fait à une question ne saurait tarder. Désormais, les pas du Président seront particulièrement scrutés et auscultés pour savoir ce que représentait réellement Kitenge Yezu dans la galaxie présidentielle. Le chantier « Union sacrée de la Nation » est, à cet égard, un test grandeur nature.
Bâtie, essentiellement, sur le siphonage du FCC, l’USN va-t-elle enfin devenir la grande machine électorale du candidat déclaré à sa propre succession qu’est Félix-Antoine Tshisekedi ? L’attelage entre tshisekedistes de première heure, fatshistes, ex-mobutistes, kabilistes défroqués et katumbistes fatshi-compatibles va-t-il prendre telle la mayonnaise?
L’après-Kitenge rime forcément avec cette double interrogation. Tant, « Son Excellence le Haut Représentant » était en amont comme en aval de l’entreprise déboulonnage-construction qui a abouti à la vaste OPA (offre publique d’achat) sur le « patrimoine politique » de la kabilie. Un brin provocateur, Kitenge Yezu se vantait de chaque haut fait d’armes à coup de tweets.
Fut-ce une manière pour ce vieux briscard de la politique zaïro-congolaise de revendiquer la paternité de la success story de « Fatshi-béton » ? La tentation de répondre à cette question par l’affirmative parait grande. Certes, Georges Clémenceau -Premier ministre français au début du siècle dernier – disait : « les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, qui ont tous été remplacés« . Il n’en demeure pas moins qu’il est de ces hommes auxquels on succède sans les remplacer.
Kitenge Yezu serait-il de cette race de sherpas dans la cour très hétéroclite de Fatshi? Telle est la mère de questions en ce jeudi 3 juin où le « tomatier » quitte définitivement la scène politique.
José NAWEJ