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La VSV exige la requalification de l’état de siège
Vendredi dernier a encore eu lieu au siège de la Voix de sans Voix (VSV), avenue Buburu, Matonge-Kinshasa, une conférence de presse dans le cadre du « Réseau service civil pour la paix », animée par Irène Monama, la responsable des « Programmes » avec la modération de l’activiste des droits de l’homme, Dolly Ibefo Mbunga, directeur exécutif adjoint chargé de la Trésorerie avec l’unique point concernant l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu.
Avant toute chose, cette Ongd a d’abord tenu à faire état de sa vive préoccupation sur la situation sécuritaire et de condamner avec force la poursuite irréversible des violations des droits de l’homme dans ces deux provinces sous état de siège.
Ce qui la pousse à exiger du Gouvernement central une requalification toutes affaires cessantes de l’état de siège dans ces deux provinces en le focalisant finalement que dans des territoires et contrées les plus insécurisés. Ce qui éviterait du reste l’éparpillement dommageable des forces de sécurité comme on le constate à ce jour. Dans le même ordre d’idées, la VSV conseille également de permuter tous les militaires des FARDC et autres forces de sécurité qui sont longtemps positionnés sur le front de l’Est.
Pour comprendre l’ampleur de ces violations des droits de l’homme dans ces deux provinces sous état de siège, la VSV publie un tableau grâce au travail de documentation de ses partenaires qui sont sur place. On y retient qu’il y a une particularité qui apparait cette fois-ci, ce que ce sont les journalistes et les activistes pro-démocratie qui sont pris pour cibles soit par les FARDC, les forces de sécurité et les groupes armés.
Sur le plan humanitaire en Ituri par exemple, ce sont des centaines de personnes qui ont fui leurs milieux de vie pour aller se réfugier ailleurs sans aucune assistance humanitaire, on est arrivé à quelque chose comme 75.000 déplacés dont 35.000 enfants, rien que pour ce mois de décembre.
Il n’a pas échappé à la VSV de parler de l’intervention des troupes ougandaises, les UPDF qui mènent des opérations conjointes avec les FARDC. Tout en prenant acte de cette mutualisation de ces deux forces, elle n’en exprime pas moins ses craintes sur la durée réelle de ces opérations mixtes qui jusqu’à ce jour, ne semble pas avoir été fixée. Ce qui suscite les inquiétudes justifiées. C’est là où la VSV rappelle à juste titre au Chef de l’Etat son message sur l’état de la nation fait devant le Congrès le 13 décembre en cours de limiter dans le temps cette opération de mutualisation des forces avec l’armée ougandaise.
En rapport toujours avec la présence des troupes ougandaises sur le territoire congolais, la VSV demande au Gouvernement central d’ouvrir l’œil et le bon pour s’assurer que ces troupes ougandaises après et même pendant ces opérations mixtes, ne vont pas se transformer en bourreau des populations locales, comme ce fut en 1997 lorsqu’elles ont accompagné l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila. Il vous souviendra que ces troupes ougandaises et rwandaises après avoir goûtés aux richesses de la RDC se sont retournées contre la population et ont littéralement pillé le pays, ce que les Congolais ne peuvent pas avoir oublié. C’est pour cette raison que la VSV exige une bonne coordination de ces opérations mixtes avec les UPDF ainsi qu’une franche collaboration de toutes les parties prenantes sans oublier la MONUSCO.
On note que la VSV et ses autres partenaires réunis dans le » Réseau service civil pour la paix « mènent une campagne de sensibilisation de la population sur l’Etat de siège en vue de rétablissement de la paix et la sécurité dans tout l’Est de la RDC.
Dans un premier temps, en dépit de graves violations des droits de l’homme sur ce terrain, ils en avaient appelé à la poursuite de l’état de siège dans ces deux provinces en argumentant que jusque-là, il n’avait pas d’alternative. Mais à ce jour, ils ont évolué et changé radicalement en optant pour la requalification de l’état de siège, ce qui veut dire en clair que ce ne sera plus le même état de siège avec l’administration militaire et la justice militaire qui juge les civils où il s’est posé un problème de textes légaux à appliquer. Raison pour laquelle fondamentalement un état de siège est toujours le plus court possible, ne pas dépasser les trois mois. KANDOLO M