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La Lucha dit non au déploiement d’une force régionale rwando-ougando-burundaise
Le mouvement citoyen, Lutte pour le changement (LUCHA) récuse le déploiement d’une force régionale sur le territoire congolais. C’est ce qu’a fait savoir ce mouvement sur son compte Twitter, hier mardi 21 juin.
Ce refus est motivé par le fait que trois de sept États de la Communauté des États d’Afrique de l’est (EAC), à savoir le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sont parmi les agresseurs de la RDC.
La Lucha demande plutôt le renforcement de la brigade d’intervention de l’Organisation des nations unies (ONU) et la fin de l’opération militaire des pays agresseurs dans la partie orientale du Congo.
Plusieurs observateurs avertis s’interrogent sur l’attitude ambiguë de la Présidence de la République sur les résolutions du sommet de Nairobi, d’autant que son tweet est en contradiction avec le communiqué officiel du conclave de la capitale kényane.
«Placée sous le commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et ne devrait pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise», a écrit la présidence sur son compte Twitter.
Dans le communiqué final des sept Chefs d’État de l’EAC, publié le lundi 20 juin, il n’apparaît nullement que la force régionale «ne devrait pas comprendre d’éléments de l’armée rwandaise». Mais dans le tweet de la Présidence, c’est mentionné que le pays de Kagame ne fera pas partie du contingent militaire.
Battu en 2013 par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le Mouvement du 23 mars (M23) refait surface fin 2021 en attaquant la partie orientale de la RDC. Kinshasa accuse Kigali de soutenir le M23 pour conquérir le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Gloire BATOMENE