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La guéguerre Jules Alingete-Tony Mwaba dessert Fatshi

Proches du président Félix Tshisekedi, Jules Alingete et Tony Mwaba font aujourd’hui la une sur les réseaux sociaux. Leur guéguerre, par médias interposés, cristallise l’attention du public en République démocratique du Congo. Au grand dam du Pouvoir Fatshi auquel sont arrimées les deux personnalités. Après l’affaire VERIDOS ou l’affaire de détournement présumé d’une somme de 16 millions de dollars américains, destinées aux intervenants qui ont travaillé dans l’organisation du Test national de fin d’études primaires (TENAFEP), qui avait à l’époque défrayé la chronique, voici qu’aujourd’hui, une nouvelle affaire empoisonne les relations professionnelles entre l’Inspecteur général des Finances et le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).
Ministre de l’EPST, Tony Mwaba est accusé, par Jules Alingete, d’avoir détourné 400.000 dollars américains pour l’organisation du tournoi interscolaire. Tony Mwaba , lui, dénonce un acharnement contre sa personne. Bruyant, ce jeu de ping-pong médiatique, via les réseaux sociaux, captive, voire passionne les internautes.
Que Tony Mwaba ait versé ou non dans la surfacturation, comme le prétend Jules Alingete ou que ce gendarme financier tant redouté par les gestionnaires peu recommandables ait raison, importent peu aux observateurs avertis. Mais le comble est ce dégât que leur joute provoque dans la « fatshisphère« .
Il est déplorable que les deux officiels (Tony Mwaba et Jules Alingete) s’affrontent par médias ou réseaux sociaux interposés. Eux qui sont connus pour être des proches du président Félix Tshisekedi.
En s’exposant ainsi sur la place publique, c’est l’image du gouvernement de la République qui en prend un sacré coup. Une image qui peine à se blanchir avec une litanie de cas de corruption et de détournements qui collent à la peau de ceux qui dirigent la res publica.
Sans chercher à savoir qui, dans ce jeu de ping-pong médiatique, a raison ou qui a tort, le combat médiatique auquel Jules Alingete et Tony Mwaba se livrent, l’un accusant l’autre, et le second se défendant d’être innocent, a la particularité toute malheureuse de mettre l’honneur, la crédibilité de la République à la place publique.
L’histoire retiendra que c’est pour la seconde fois que Tony Mwaba et Jules Alingete se donnent en spectacle dans les réseaux sociaux. Ce qui donne de la matière aux observateurs avertis qui s’interrogent – avec raison – si les deux proches de Fatshi Béton n’ont pas seulement des comptes qu’elles sont en train de se régler via le net.
Des esprits éclairés vont même jusqu’à s’interroger si Jules Alingete et Tony Mwaba ne nourrissent pas des inimitiés.
Pourquoi les deux hommes ne s’entendraient-ils pas pour que leurs ‘’différends’’ ne s’ébruitent pas au point de rejaillir sur le premier des Congolais et sur le pays lui-même ?
Une coopération entre les deux n’est-il pas possible pour que cela ne vire pas à ce pugilat médiatique que l’opinion est en train de vivre et de suivre Un pugilat qui, du reste, dessert le pays au moment où le président Félix Tshisekedi est en train de se battre et se débattre pour que son pays devienne attractif et fréquentable.
L’IGF ne peut-elle pas mener cette démarche sans crier haut et fort sur tous les toits, de manière à ne pas ameuter les médias ou les réseaux sociaux qui ne cherchent que de telles occasions pour en faire leurs choux gras ?
Tout compte fait, ce pugilat, estiment les observateurs avisés, est très malsain.
Ce n’est pas bon pour l’image de ce pays qui cherche à attirer des investisseurs et autres donateurs.
La bonne conscience voudrait que le combat médiatique entre Jules Alingete et Tony Mwaba se règle par des canaux officiels qui font tout, sauf faire beaucoup de bruits. Ainsi, les réseaux sociaux n’auraient rien à se mettre sous la dent, pardon, rien à coucher sur leurs colonnes ! Le Gouvernement en sortirait bien ragaillardi et son unité intacte. Kléber KUNGU