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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La Fondation CKKISAKA réclame un traitement digne pour tous les citoyens
En République démocratique du Congo, c’est le décret du 6 août 1959 portant code de procédure pénale qui organise les différentes étapes de la détention préventive. C’est dans l’exécution des conditions prescrites par la loi que l’on constate certaines violations des principes liés au respect de l’être humain.
Le moment est venu pour le Gouvernement, à travers le ministère de la Justice et Garde des Sceaux, de revoir les conditions de privation de liberté, car elles sont déplorables et laissent, réellement, à désirer en plein XXIème siècle. Cela pourrait être l’occasion d’une grande avancée dans ce secteur.
La Fondation CKKISAKA asbl profite de ce jour mémorable, pour rappeler que nous avons un devoir de mémoire, celui de nous souvenir des sévices, injustement, subis, par nos héros que sont le Premier ministre Patrice Emery Lumumba, ainsi que ses compagnons, Mpolo Maurice et Okito Joseph.
Depuis, le même sort est, malheureusement, subi, tant par certains suspects, détenus et condamnés, des infractions de droit commun. Les méthodes employées par les organes habilités par la loi sont, quelquefois, inhumaines et, parfois, dégradantes. Elles violent le principe universel des droits de l’homme qui, en son article 6 dispose que «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants»; cette disposition est complétée par l’article 9 du même texte édictant que «Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu, ni exilé».
Souvenons-nous toujours que la RdCongo a ratifié et promulgué la Déclaration universelle des droits de l’homme, c’est ainsi que ledit principe a, toujours, été relayé par nos constitutions, notamment dans l’actuelle.
A titre illustratif, la Fondation CKKISAKA asbl relève quelques cas courants de violation, à bannir, car constituant des atteintes aux droits de l’homme, il s’agit, notamment, de :
– de la diffusion d’images, sans aucun soin de couvrir les visages des personnes arrêtées, en violation du droit à la protection de l’image d’un être humain et en violation du principe de présomption d’innocence ;
– des arrestations effectuées par l’emploi des méthodes dégradantes de l’être humain, notamment par l’embarquement des détenus dans des véhicules à découvert, non conformes à la dignité humaine ;
– du ligotage par corde, au lieu de pouvoir user des menottes ;
– du mauvais entretien des lieux de détention, etc.
L’homme n’étant pas un animal, il mérite un traitement digne, même lorsqu’il est suspecté avoir commis des crimes crapuleux et même, s’il en est condamné.
Pour la Fondation CKKISAKA :
Clément KITENGYE-KISAKA,
Président