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La Fecofa exige des sanctions après les violences d'hier au stade Tata Raphaël
La tension est brutalement montée d'un cran hier jeudi 21 mai au stade Tata Raphaël où la rencontre de la 6ème journée des play-offs de l'Illicocash Ligue 1 entre l'AS Vita Club et le FC Les Aigles du Congo a été éclipsée par des incidents regrettables. Ce qui devait être une affiche décisive du championnat national s'est transformée en scène de troubles, suscitant une réaction rapide de la Fédération congolaise de football association (Fecofa).
Quelques heures après les faits, l'instance dirigeante du football congolais a publié un communiqué au ton ferme, exprimant " sa profonde consternation " face à des actes qu'elle condamne " avec la plus grande énergie". À travers cette prise de position, la Fecofa entend rappeler les principes fondamentaux qui doivent régir le football, loin de toute violence.
Dans son message, la fédération insiste sur la vocation du sport roi comme facteur de cohésion sociale. " La violence n'a absolument pas sa place dans le football", souligne-t-elle, rappelant que les stades doivent rester des espaces de convivialité où les familles peuvent se rendre "sans craindre pour leur sécurité ". Un rappel qui résonne avec force dans un contexte où les débordements en tribunes ou aux abords des stades deviennent de plus en plus préoccupants.
VIVEMENT DES SANCTIONS
Mais au-delà de la condamnation, la Fecofa a décidé de passer à l'action. Elle a ainsi instruit le comité exécutif de la Ligue nationale de football (Linafoot) d'ouvrir des enquêtes afin d'identifier les auteurs des troubles. L'objectif affiché est de faire toute la lumière sur les incidents et d'établir clairement les responsabilités.
" La lutte contre le hooliganisme et l'insécurité dans nos installations sportives fait partie des priorités essentielles de notre mandat ", martèle la fédération, qui promet des mesures fortes. Elle exige notamment que des "sanctions exemplaires et dissuasives " soient prises à l'encontre des personnes reconnues coupables, conformément aux règlements en vigueur.
Ces violences surviennent à un moment charnière de la saison, alors que les play-offs entrent dans une phase décisive. Si l'enjeu sportif reste important, la question de la sécurité s'impose désormais comme une urgence absolue pour les autorités du football congolais.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO