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La Délégation générale à la Francophonie appelle à féminiser les titres et fonctions en RDC
Le Délégué général à la Francophonie en République Démocratique du Congo (RDC), Mabiala Ma-Umba, constate que, malgré la nomination d’une femme au poste de Première Ministre, certains compatriotes continuent d’écrire ou de dire » Madame le Ministre « , « Madame le Directeur Général « , » Madame le Secrétaire Général « , « Madame le Chef d’établissement « , etc.
Au-delà des règles de l’Académie française, la féminisation des titres est un choix idéologique qui traduit le niveau d’égalité entre femmes et hommes. En effet, pendant longtemps, dans les faits et dans l’inconscient collectif, certaines responsabilités et certains postes ont été réservés aux hommes.
Fort heureusement, depuis quelques années, les femmes ont investi toutes les sphères de la vie sociale : progressivement, elles occupent tous les postes… Dans cette perspective, la féminisation des titres et des fonctions constitue une opportunité à saisir pour promouvoir et renforcer l’égalité femmes-hommes. Dans le contexte congolais, la féminisation des titres et fonctions est un message fort à l’attention de petites filles, pour déconstruire les stéréotypes selon lesquels certains métiers et postes restent l’apanage des hommes et que c’est » par effraction » que quelques rares femmes y accèdent !
Eu égard à ce qui précède, la Délégation générale à la Francophonie encourage les Congolais à dire et à écrire « Madame la Ministre« , « Madame la Gouverneure« ,… bref à féminiser les titres, grades, fonctions et métiers de la vie sociale.
Cela étant dit, la Délégation générale à la Francophonie reconnaît que, dans certains cas, la situation n’est pas si simple. Il y a des règles qui ont été émises par l’Académie française, mais elles n’ont pas clarifié toutes les situations et ne s’appliquent pas à tous les pays.
Certains Etats ont mis en place des » commissions de terminologie » qui ont fait des choix qui peuvent nous inspirer. Il y a aussi une dimension subjective liée à chaque contexte, à chaque pays : par exemple, le terme « doctoresse » n’est plus accepté dans certains pays. Les personnes concernées préfèrent le terme de « docteure « .
C’est dans cette perspective que la Délégation générale à la Francophonie envisageait, déjà au début de 2024, de mettre en place une Commission (la nomination de S.E. Madame la Première Ministre n’est qu’une coïncidence) qui pourrait formuler des recommandations dans la sphère publique, dans l’administration et les entreprises.
Par exemple, au lieu de continuer à écrire et à dire « Madame le Directeur « , doit-on changer pour dire « Madame la Directrice » comme en France ou « Madame la Directeure » comme au Canada ?
La Délégation Générale à la Francophonie est une structure permanente du Ministère des Affaires Etrangères et de la Francophonie qui sert d’interface entre la RDC et les institutions de la Francophonie.
M. MABIALA, Ma-Umba
Délégué Général à la Francophonie – Correspondant National de l’OIF pour la RDC.