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La Cour constitutionnelle ayant publié la liste définitive des députés élus : Vivement la nomination du nouveau Premier ministre
Le règlement des contentieux électoraux par la Cour constitutionnelle et la publication hier mardi 12 mars de la liste définitive des députés nationaux élus ouvrent la voie à la formation du futur gouvernement. Lors de la matinée politique de l’UDPS, le dimanche 10 mars, Augustin Kabuya, qui dit avoir bouclé sa mission d’identifier la majorité à l’Assemblée nationale, a laissé entendre à haute et intelligible voix que la composition du futur gouvernement était bloquée par le non-règlement par la Haute cour des contentieux des législatives nationales du 20 décembre 2023. Car, a-t-il souligné, l’attribution des ministères le sera au prorata des poids des listes électorales.
« Nombreux se posent des questions : pourquoi la deuxième mission qui m’est confiée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi ne s’est pas encore terminée ? Je suis encore dans le délai mais il y a un problème qui m’a bloqué. J’étais allé faire rapport au Chef de l’État. Comme vous le savez, le gouvernement est le reflet ou la dérivée de l’Assemblée nationale. On fait la formation du gouvernement sur base des poids politiques de chaque formation politique à l’Assemblée nationale. Comme il y a des contentieux à la Cour constitutionnelle, comme on avait identifié la majorité dans un premier temps, tu dis que tu as 15 députés mais quand la Cour constitutionnelle va trancher, au lieu d’avoir 15 tu peux te retrouver avec 8. Donc, tu perds des sièges aux contentieux. Si le Gouvernement sort, on attribue le quota en fonction du poids politique là et après que la Cour constitutionnelle publie une autre liste définitive, on n’aura pas fait un bon travail. C’est comme ça que j’étais parti voir le Président de la République. On a déjà terminé la partie théorique mais la partie technique qui concerne le seuil des gens, il faut que la Cour Constitutionnelle rende la liste définitive et le Gouvernement va sortir« , s’est exprimé le secrétaire général du parti présidentiel.
Selon des sources, pour les regroupements politiques, il faudra disposer d’au moins dix sièges à l’Assemblée nationale pour prétendre à un poste ministériel.
Quant à la Primature, la question semble réglée selon Augustin Kabuya. Car au cours de ladite matinée politique, le secrétaire général de la formation tshisekediste a déclaré que le poste de Premier ministre » revient de droit à l’UDPS « , et a dit à l’assistance avoir reçu ces assurances du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, lui-même.
L’UNC de Vital Kamerhe, le MLC de Jean-Pierre Bemba ou encore l’AFDC-A de Modeste Bahati apprécieront. Didier KEBONGO