Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes exercice 2025, présenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, au…
Kintambo: une décharge publique empeste la population !
La gestion des déchets pose un sérieux problème dans presque toutes les communes de Kinshasa. C’est le cas notamment de la commune de Kintambo, plus précisément au quartier Lisala où une décharge publique située entre les avenues Boma et Sankuru le long du macadam, à un jet de pierre de la morgue et de l’hôpital de Kintambo. Des tas d’immondices dégagent une odeur nauséabonde.
Des déchets pullulent, en formant une montagne qui avance vers la chaussée. La population située au quartier Lisala notamment ceux des avenues Boma, Mahenge, Sankuru et Kasaï inhalent à longueur de journée cette odeur fétide. Les passants ne sont pas épargnés. Ceux qui empruntent aussi cette voie vers l’hôpital général de référence de Kintambo en débouchant vers l’arrêt Diplomate sont également exposés. Ils aspirent l’air pollué provenant des tas de détritus courant eux aussi un véritable risque de pollution.
Selon les habitants du quartier environnant, cet endroit est devenu une décharge publique qui «accueille des gens» depuis des années.
«Nous cohabitons avec ces déchets. Nous sommes fatigués de nous plaindre à tout moment. Le grand problème est ce que l’évacuation de ces immondices tire en longueur. Ils ne sont pas évacués de façon régulière. Et plus le temps passe, plus l’odeur devient insupportable. A force d’inhaler cette odeur nauséabonde à longueur de journée, nous ne la sentons plus. C’est devenu notre parfum quotidien», déplore Fiston Mayumba, habitant du quartier.
Maman Mvuemba Christine estime que «l’autorité municipale devrait instruire et indiquer à la population des endroits appropriés devant servir de décharge publique loin des habitations et de l’hôpital. Il doit aussi veiller à son évacuation régulière».
Des pousse-pousseurs pointés du doigt
Les habitants du quartier environnant pointent un doigt accusateur les éboueurs qui jettent des ordures à cet endroit même s’il est déjà saturé.
«Pour moi, ce sont des éboueurs qui contribuent beaucoup à l’insalubrité de la ville parce qu’ils jettent des déchets à n’importe quel endroit. Des décharges appropriées devront être indiquées à la population. Celui qui ne respectera pas les consignes devrait être sommé de payer une amende», suggère pour sa part maman Kalima Kende.
Aucune commune de Kinshasa n’est épargnée par la question de gestion des immondices. Des bouteilles en plastique et autres détritus ménagers sont visibles à travers toute la ville. Même les communes qui, jadis, étaient réputées salubres, exception faite à certaines, et qui forçaient l’admiration des gens pour y habiter ont sombré dans l’insalubrité totale. Gombe, par exemple, n’a plus rien de spécial si ce n’est que des bruits des chantiers diurnes et nocturnes.
Vivement des camions pour évacuer des immondices
Les bourgmestres sont appelés, chacun en ce qui le concerne, à veiller à ce que les camions commis à l’évacuation des immondices, s’il y en a, passent régulièrement pour les évacuer. La population a marre de cohabiter avec de immondices. Fortunes diverses pour Kin-Bopeto, cette opération lancée en septembre 2019 et qui s’en est allée avec son initiateur sans produire aucun effet.
L’actuel patron de la ville de Kinshasa devrait accorder une attention particulière au dossier de la gestion des déchets, Sinon, la population restera toujours exposée aux maladies telles que la malaria, la fièvre typhoïde et autres.
Dina BUHAKE Tshionza