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Kintambo : À l’EP 1 et 3 Saint Georges, les enseignants attendent les élèves
À l'école Primaire 1 et 3 Saint Georges à Kintambo, des écoles conventionnées catholiques, les enseignants étaient tous prêts dès 7h pour recevoir les élèves qui arrivaient à compte-gouttes.
Jusqu'à 8h, certaines salles de classe étaient vides. Au moins dans une salle de classe de 3ième primaire, il y avait 2, puis 3 élèves, mais leur enseignant les a occupés par des échanges dans le cadre de prise de contact. Tandis que ceux de la 6ème primaire étaient plus ou moins au nombre de 10 et ont été réunis dans une même salle de classe, écrivant l'horaire des cours qui était au tableau.
Toutes les dispositions étaient prises pour accueillir les élèves, les listes des élèves étaient affichées à l'entrée des classes, les enseignants avaient reçu les matériels didactiques pour démarrer en beauté la reprise des cours pour l'édition 2026-2027.
LES PARENTS APPELÉS À ENVOYER LES ENFANTS À L'ÉCOLE
Le directeur de l'EP 3 Saint Georges, Monsieur Faustin Nkonko Midinkonda, a déclaré que la rentrée scolaire dans son établissement est effective mais timide par rapport au nombre d'élèves attendus qui est de 544 dont 218 filles et 326 garçons.
« Nous avons reçus les parents qui ont accompagnés leurs enfants, mais leur nombre est minime. Nous sommes là, nous les attendons. Nous sommes partis en congé le 02 juillet, tous les parents avaient reçus les billets de vacances pour se préparer. La rentrée scolaire est effective et nous sommes à nos postes », a-t-il ajouté.
À l'entendre : « l'avenir de notre pays dépend de ce que nous fairons de nos enfants. Nous demandons aux parents de bien instruire et équiper les enfants. Certains parents envoient des enfants à l'école sans équipements (pas des cahiers moins encore des crayons ou stylos) ».
Puis, le directeur Faustin Nkonko a indiqué : « nous, nous faisons notre travail, celui d'instruire et nous faisons le nécessaire pour qu'ils puissent devenir des hommes intègres ».
PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE À VIRUS EBOLA
Le directeur Nkonko a fait savoir que les mêmes dispositions prises lors de la pandémie de Covid-19 seront applicables pour la maladie à virus Ebola.
« Nous avons des savons et de l'eau qui coule 24 sur 24 dans notre école », a-t-il indiqué.
Puis, il a expliqué : « chaque jour pendant le rassemblement le matin nous continuer à sensibiliser les élèves sur le respect des gestes barrières, le lavage des mains après avoir été aux toilettes et avant de manger quelques choses, il faut bien se laver les mains ».
GRATUITÉ DE L'ENSEIGNEMENT DE BASE EFFECTIVE
Pour ce chef d'établissement : « c'est la 6ème année depuis que nous appliquons la gratuité dans notre école dans le vrai sens du mot. C'était la volonté de tous parce que c'est une disposition constitutionnelle ».
« Les difficultés que nous avons avec cette mesure est que l'État n'avait pas pris soin de prendre des dispositions pour compenser ce que les parents payés. La décision d'appliquer la gratuité de l'enseignement de base devrait être accompagnée de primes de transport et autres détails », a souligné cet enseignant qui va totaliser 50 ans de carrière au mois de novembre prochain.
« Nous qui formons les élites mais notre situation est chaotique avec un salaire de misère, il est difficile pour nous de faire face au coût de la vie », a-t-il déploré.
Un parent qui a requis l'anonymat s'est dit heureux d'accompagner ses enfants à l'école. « Mes enfants étudient dans cette école depuis 3 ans, nous ne payons plus les frais scolaire », a-t-il justifié avant de souligner : « je fais toujours un effort pour payer les uniformes et les cahiers pour qu'ils rentrent le premier jour de la reprise de cours. Car la gratuité de l'enseignement de base nous a allégé la charge ».
Le directeur Nkonko a saisi cette opportunité pour faire un plaidoyer pour la réhabilitation de cette école construite pour les indigènes à l'époque coloniale et qui accueillait environ 2.000 élèves. Mais, suite à la vétusté des bâtiments, la capacité d'accueil a été revue à la baisse ainsi que le manque des bancs-pupitres dans les salles de classe.
ENSEIGNANTE OPTIMISTE
Mme Carine Luyaku, enseignante en 6ième année toujours à l'EP3 Saint Georges, est optimiste.
« Depuis quelques années, le premier jour de la rentrée scolaire, il n'y a pas d'engouement. Au fur et à mesure nous évoluons, le nombre d'élèves augmente », a-t-elle rassuré.
Elle nous a confié qu'elle sera devant 45 élèves dont 25 filles et 20 garçons. Avec ces quelques 10 apprenants, la première journée de la rentrée scolaire est consacrée à la prise de contact, aux échanges sur les vacances, un exercice qui permet d'identifier les capacités de chaque élève.
Même scénario pour l'EP1 Saint Georges où le directeur a mentionné : « les parents ont pris l'habitude d'accompagner les enfants une semaine après la reprise officielle des cours ».
Mathy MUSAU