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Kinshasa recadre Nairobi : toute nomination d'un consul à Goma exige l'aval préalable de la RDC
Le Gouvernement congolais a rappelé avec fermeté que la désignation d'un chef de poste consulaire étranger sur son territoire est subordonnée à son agrément préalable et à la délivrance de l'exequatur par le ministère des Affaires étrangères. Cette mise au point intervient après des informations publiées par la State House du Kenya évoquant, entre autres, la nomination d'un consul général pour Goma.
S'appuyant sur le droit international et la Convention de Vienne sur les relations consulaires (24 avril 1963), Kinshasa précise que toute démarche doit transiter par les canaux diplomatiques établis. "La RDC s'attend à être saisie officiellement par Nairobi et répondra exclusivement par les mêmes voies, conformément aux règles de courtoisie et de respect mutuel", souligne le communiqué.
Le gouvernement insiste sur le contexte sécuritaire : Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, demeure sous l'occupation illégale du M23/AFC, soutenu par le Rwanda. Une situation marquée par de graves violations des droits humains, y compris contre les femmes et les mineurs, abondamment documentées par les mécanismes onusiens. Dans ces conditions, "toute annonce relative à la nomination d'un consul à Goma est particulièrement inappropriée" et ne saurait produire d'effet sans l'aval des autorités congolaises.
Kinshasa appelle à la prudence et au discernement dans les communications publiques, afin d'éviter toute incompréhension, spéculation ou perception de légitimation de l'occupation en cours.
Tout en réaffirmant sa souveraineté et son attachement au respect du droit international, la République démocratique du Congo reste ouverte à des relations bilatérales constructives avec le Kenya ainsi qu'à la coopération régionale au sein de la Communauté de l'Afrique de l'Est. Jérémie ASOKO