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Journée nationale de Genocide congolais à Dar es Salaam : L’Ambassadeur Jean-Pierre Massala rend hommage aux millions des morts
L’ambassade de la République Démocratique du Congo en Tanzanie a commémoré la Journée Nationale de Génocide Congolais (GENOCOST), le 02 Août dernier, sous le Haut patronage du Chef de l’État, Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
A Dar es Salaam, le diplomate congolais, Jean-Pierre Massala a devant plusieurs invités qui ont répondu à son invitation, expliqué que la date du 02 Août constitue un moment de communion pour toute la Nation Congolaise, ainsi que tous nos Partenaires de la Communauté Internationale, non seulement pour rendre hommage aux 12 millions de morts tués injustement et aux survivants déplacés du génocide, mais aussi pour dénoncer le pillage systématique de nos ressources (des gains économiques) et surtout de faire appel à la mobilisation générale contre l’agression de la RDC par des puissances étrangères.
A entendre le représentant de Félix Antoine Tshisekedi à Dar es Salaam, ces différents conflits ont perduré jusqu’à ce jour occasionnant des nombreux massacres et violations des droits de l’homme, suivis des nombreux déplacés internes et des nombreux réfugiés. Puis, il a poursuivi, la précarité sécuritaire à l’Est de la RDC ainsi que la prise en charge des nombreux déplacés, restent les défis majeurs pour la stabilité dans la Région et une interpellation pour la conscience du monde au regard de perte en vies humaines.
Ainsi, a ajouté le représentant permanent de la RDC à l’EAC, dans la recherche des solutions à cet épineux problème, la RDC, terre d’hospitalité légendaire demeure engagée et tournée vers le dialogue à travers les Processus de Luanda et de Nairobi et, en appelle à la sincérité des autres pays de la Région et du monde pour éviter la répétitivité de ces drames.
Par ailleurs, du point de vue du Droit international, la Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de Génocide adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 9 décembre 1948 a manifesté l’engagement de la Communauté internationale à ne plus jamais laisser produire des atrocités telles que celles qui ont été commises à l’Est de la RDC, pendant presque trois décennies, a-t-il évoqué.
Il est impérieux de noter que, cette Convention à son Article 4 fait obligation aux Etats Parties de prendre des mesures pour prévenir et réprimer les crimes de Génocide, notamment en adoptant une Législation sur le sujet et en punissant les personnes coupables, qu’elles soient des gouvernants, fonctionnaires ou des particuliers.
Cette obligation, ainsi que l’interdiction de commettre un génocide sont considérées comme norme du Droit international Coutumier et s’imposent donc à tous les Etats, qu’ils aient ou non ratifié la Convention sur le Génocide, a fait remarquerJean-PierreMassala.
Il apparait, donc, évident que selon des nombreux Rapports des Nations Unies, dont le Rapport KASSEM et le Rapport Mapping, la Partie Est de notre pays a subi des nombreux affrontements impliquant plus de 9 pays africains et une centaine des groupes armés. Ce qui en fait la plus grande guerre entre Etats dans l’histoire de l’Afrique contemporaine, a-t-il indiqué.
Pour clore son mot, le diplomate congolais a invité l’assistance à se lever et à observer une minute de silence en mémoire des victimes des crimes ci-haut évoqués.
Mathy MUSAU