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José Mpanda à ses détracteurs : «Le bon combat est le soutien à la vision de Fatshi…»
Qui en veut à Me José Mpanda Kabangu? En effet, la montée en puissance du leader de Congo Espoir dérangerait ses détracteurs dans le Kasaï Oriental qui chercheraient à tout prix à l’opposer à l’UDPS alors qu’il mouille son maillot pour la réélection de son champion, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Refusant de prêter le flanc à ses adversaires, Me José Mpanda leur montre plutôt la voie à suivre. A savoir : se serrer les coudes pour obtenir la réélection de Fatshi en lieu et place de s’entretuer. Ainsi aux yeux du ministre de la Recherche scientifique et Innovation technologique, le seul combat qui vaille, est le soutien à la vision du Chef de l’Etat.
Selon des sources, on cherche des poux sur la tête du ministre José Mpanda pour un imaginaire soutien de ce dernier au recteur de l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM), le Pr Apollinaire Cibaka, que certains députés du parti présidentiel ne voudraient pas voir à la tête de l’UOM du fait qu’il n’est pas originaire du Kasaï Oriental, mais plutôt de la Lomami, mais aussi qu’il n’est pas de l’UDPS. Ce n’est pas tout. Les détracteurs de José Mpanda l’accusent d’influencer le choix des dirigeants de ladite Université. Des allégations que l’autorité morale de Congo Espoir a réfutées au cours d’une interview accordée à la presse locale, mercredi 14 septembre avant de regagner la capitale Kinshasa.
Autre élément qui vaut à Me José Mpanda « jalousie et haine » de la part de ses adversaires, selon les mêmes sources, la mobilisation réussie pour l’accueil du Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, lors de son récent séjour au Kasaï Oriental. Les opposants au ministre de la Recherche scientifique laissent entendre qu’«il aurait dénigré l’UDPS à l’aéroport de Bipemba, et traité ses cadres d’incompétents.» Cela n’échappe à personne que le but de la manœuvre est d’essayer d’isoler José Mpanda du cercle des hommes du Président de la République. Et ce, au moment où l’on parle de plus en plus du réaménagement de l’équipe Sama Lukonde.
A ses détracteurs, José Mpanda demande à dépolitiser la science. «J’appelle tous mes frères Est-kasaïens à ne pas politiser la science. Sinon, on risque de sacrifier l’avenir. Je ne suis pas professeur, je n’ai pas eu cette chance là, mais je préfère que l’on soit en dehors de la science. L’UDPS, c’est un grand parti et moi je lui dois beaucoup. Si nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, nous avons une rédevabilité envers l’UDPS. Moi je l’appelle l’aîné des partis politiques. Congo Espoir mon parti, cadet de l’UDPS, ne vient que dans la vision de l’UDPS. Nous nous battons tous pour que Félix-Antoine Tshisekedi soit réélu en 2023», a-t-il déclaré.
Le ministre clame son innocence dans les nominations à l’UOM. «Je ne suis pas impliqué dans ce qui se passe à l’Université officielle de Mbuji-Mayi. Ceux qui sont choisis là-bas, le sont par le ministre de l’ESU, je n’ai rien à voir avec ça. Le recteur Cibaka n’a rien à avoir avec José Mpanda», insiste-t-il.
Quant au dénigrement de l’UDPS et ses cadres, répond: «Dans l’UDPS, il y a des compétences. Le parti compte de grands professeurs, Kabanda, Tony Mwaba… Ce sont les gens mal intentionnés, mal positionnés et en perte de vitesse politique, qui veulent retrouver la survie politique à Mbuji-Mayi en utilisant mon nom pour se faire entendre. Je dois beaucoup de respect à l’UDPS, je dois beaucoup de considération au parti du Président de la République. C’est le parti phare. Et Congo Espoir est en train de se battre pour soutenir la vision du Président Félix Tshisekedi, lui accorder un second mandat en 2023 parce qu’il sera réélu. Et parmi les partis sur lesquels il faut compter pour cette victoire, figure Congo Espoir. Peut-être que certains acteurs trouvent cela anormal. C’est de bonne guerre en politique. Mais l’on ne doit pas profiter de nos querelles personnelles pour le positionnement politique, ramener ça sur la place publique en confondant science et politique et impliquer l’UDPS pour que l’on se règle des comptes. Non ! Nous sommes à Mbuji-Mayi, que chacun montre de quoi il est capable pour soutenir la vision de Tshisekedi. C’est cela le bon combat, pas autre chose».
Sur le plan politique, dit-il, «nous ne pouvons pas avoir des querelles avec l’UDSP puisque nous avons un seul leader qui est Tshisekedi. Au lieu de nous quereller, nous devons au contraire faire une synergie autour de la vision de Tshisekedi. Mais ceux qui sont mal positionnés et qui ne veulent pas voir les autres apporter leur expertise politique à Tshisekedi, confondent les choses…», déplore José Mpanda. Didier KEBONGO