Dernière minute
Société
Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
L’Europe a décidément de robustes relents colonialistes dans sa manière d’être et dans sa façon de faire. Pour Sebta, Melilla et les îles voisines, elle prend fait et cause pour l’Espagne et pour…
Nation
Des diplomates, des hommes d’affaires, des amoureux de la gastronomie et autres convives ont dégusté des plats à la saveur marocaine, le samedi 10 octobre dans la soirée sous la houlette de l’…
Jean-Marc Kabund étrille Félix Tshisekedi après son discours sur l'état de la Nation
L'Oral du président Félix Antoine Tshisekedi face aux deux Chambres du parlement réunies en Congrès est loin de faire l'unanimité au sein de l'opinion. Au sein de l'Opposition congolaise, des réactions virulentes fusent de toutes parts. Parmi elles, celle de Jean-Marc Kabund, ancien vice-président de l'Assemblée nationale.
Dans un tweet au ton tranchant, Jean-Marc Kabund accuse le chef de l'État de naviguer entre contradictions et "manipulations", réagissant ainsi aux propos présidentiels sur la crise sécuritaire dans l'Est et la gestion du dossier M23.
Selon lui, le discours du Président, qui a assuré qu'"il n'y aura ni mixage ni brassage" avec les combattants du M23, relève davantage de la rhétorique que d'une réelle capacité d'imposition sur le terrain. Dans un passé récent, le pouvoir rejetait catégoriquement toute idée de négociation avec Paul Kagame et les rebelles du M23, rappelle Kabund.
"Hier, on clamait: "Nous n'allons pas négocier avec Paul Kagame et ses supplétifs du M23". Aujourd'hui, après un accord signé avec Kigali et l'ouverture des discussions, on tente de faire croire à une fermeté qui n'existe plus", dénonce Kabund, accusant l'Exécutif de se contredire au gré des circonstances.
Pour Jean-Marc Kabund, le rapport de force défavorable à nos troupes et la fragilité du cessez-le-feu rendent illusoire toute prétention du Gouvernement à dicter ses conditions au mouvement rebelle. "Comment donc peut-il imposer quoi que ce soit, alors que le terrain lui échappe?", interpelle-t-il.
Le président de l'Alliance pour le changement et de la Coalition de la Gauche congolaise pousse sa charge plus loin. "Si le mensonge et la manipulation pouvaient avoir un visage, les Congolais sauraient parfaitement à qui l'associer", lâche-t-il, dans une formule acerbe qui tranche avec le ton institutionnel du discours présidentiel.
Cette sortie virulente, qui intervient au lendemain d'un discours considéré comme stratégique dans un contexte de tensions persistantes dans l'Est, illustre la profondeur de la fracture politique autour de la gestion de la crise sécuritaire. Elle présage aussi d'un climat politique électrique, alors que s'ouvrent de nouveaux cycles de négociations et que les attentes de la population restent vives.
Jérémie ASOKO