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J-9 avant l'ultimatum de la C64, la pression monte autour du dialogue
À neuf jours de l'échéance fixée par la Coalition Article 64 (C64), la pression monte autour du dialogue national inclusif annoncé dans le débat politique congolais. La plateforme d'opposition a donné jusqu'au 15 août au président Félix Tshisekedi pour prendre officiellement l'ordonnance convoquant ces assises.
Dans les couloirs du pouvoir, la volonté du chef de l'État d'organiser ce rendez-vous demeure affichée, mais l'entourage présidentiel insiste sur un point : ce dialogue ne devrait pas être convoqué sous la pression d'un quelconque camp politique.
Au sein de l'opposition, les divergences restent visibles.
La récente décision d'Alain Bolodjwa, l'un des sociétaires de la C64, de quitter la plateforme a davantage exposé les tensions internes et les désaccords sur la ligne à suivre.
Du côté de la majorité présidentielle, certaines voix posent également des limites sur la participation à ces assises. L'ancien ministre et cadre politique Lambert Mende s'oppose notamment à la présence des opposants armés frappés par des sanctions ou condamnations.
L'UDPS quant à elle, défend ce dialogue comme un acte de leadership. Elle estime que la convocation du dialogue ne constitue nullement un signe de faiblesse du chef de l'État. Le parti présidentiel y voit plutôt une preuve de leadership et une démarche visant à placer l'intérêt national au-dessus des considérations partisanes.
Une manière de rappeler que l'initiative et le calendrier de ce dialogue relèvent de la responsabilité du président de la République, seul habilité à décider du moment opportun pour sa convocation.
Pendant ce temps, les jours s'égrènent. Après le report de sa marche annoncée, la C64 attend désormais l'arrivée du 15 août, date qui pourrait constituer un tournant dans cette séquence politique.
À ce jour, aucune précision officielle n'est encore connue sur la date exacte, le lieu ou l'heure de la tenue de ce grand rendez-vous décisif pour l'avenir politique du pays.
César IPOKA