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Ituri : MSF s’insurge contre l’attaque des civiles à Boga
Médecins Sans Frontières (MSF) s’insurge contre l’attaque perpretée contre la population civile, la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mai, dans les villages de Boga et Tachi, dans la province de l’Ituri. Cet acte ignoble a fait plus ou moins 50 victimes parmi lesquelles, des femmes et des enfants.
L’organisation médicale MSF qualifie ce carnage d’inaccepatableet d’inadmissible. Elle demande que pareilles violences cessent. Au cours de cette attaque, les assaillants ont également brûlé le site de personnes déplacées de Rubingo et ont kidnappé plusieurs personnes.
«Cette attaque d’une extrême violence contre des civils est inadmissible. Comment peut-on s’en prendre à des enfants, à une population déjà dépourvue de tout ?», a déploré Fréderic Manantsoa, le chef de cette organisation médicale.
MSF avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’insécurité dans cette partie du pays. «Nous avions déjà alerté, en avril dernier, sur l’insécurité permanente et les conditions inacceptables dans laquelle vivent ces habitants. Nous sommes très inquiets du fait que ces populations innocentes manquent de tout: accès aux soins, nourriture, abris… Ces violences supplémentaires sont insupportables. Cela doit cesser.», martèle Fréderic Manantsoa
Dans le cadre de sa mission humanitaire, MSF appuie l’hôpital général de Boga. Elle prend en charge 12 blessés graves depuis lundi 31 mai.
Présente dans cette zone de santé depuis plusieurs mois, MSF soutient les services de pédiatrie. Elle prend en charge des cas de malnutrition aigüe sévère ainsi que les afflux de blessés et des patients victimes de violences sexuelles. Plus de 140 cas ont été reportés depuis le mois de janvier, «un chiffre en augmentation constante», s’inquiète MSF.
Cette attaque meurtrière signalée dans la chefferie des Bahema Boga et Tchabi intervient en plein état de siège décreté par le président de la République, Félix Tshisekedi dans les provinces du Nord-Kivu et en Ituri depuis le 6 mai dernier dans l’objectif d’éradiquer les nombreux groupes armées qui semènt la désolation dans cette partie du pays.
Dina BUHAKE