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Ituri: le bilan s'alourdit à plus de 70 morts après une attaque des ADF
GOMA (RDC), 2 avril (Xinhua) – La panique se propage dans plusieurs districts du territoire de Mambasa, dans la province de l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), après une attaque meurtrière subie aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), qui a fait plus de 70 morts dans la nuit de mercredi à jeudi, selon la société civile.
Selon Dieudonné Lossa, coordinateur des forces de la société civile de l'Ituri, qui a confirmé le bilan, l'attaque a eu lieu dans la soirée de mercredi dans le village de Bafwakoa, près de la route nationale numéro 4, à environ 40 kilomètres de Niania et à 148 kilomètres de Mambasa, en direction de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.
Des hommes armés, présentés comme appartenant aux rebelles des ADF, ont attaqué plusieurs villages, tuant des civils à l'arme blanche et par balles. Des habitations, ainsi que des véhicules et des motos, ont été incendiés, selon des sources locales et sécuritaires. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des corps sans vie sur les routes et dans des localités, ainsi que des véhicules calcinés à proximité des lieux de l'attaque.
Le bilan pourrait s'alourdir, ont indiqué les responsables locaux de la société civile. Une panique est enregistrée dans le territoire de Mambasa depuis jeudi matin alors que les corps ont été rassemblés dans les environs. De nombreux habitants commencent à évacuer leurs villages, craignant une seconde incursion des rebelles dans la région.
"Les gens sont en pleine psychose. Les gens fuient leurs maisons par peur de nouvelles attaques", a déclaré un membre de la société civile locale, sous couvert d'anonymat.
Les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment avoir déployé des renforts supplémentaires dans la zone, sans communiquer sur le bilan.
"Avec un zèle sans précédent, nous condamnons l'attaque qui n'est rien d'autre qu'un sabotage des actions du gouvernement contre ces rebelles", a déclaré Dieudonné Lossa, appelant le gouvernement congolais à renforcer la présence militaire dans la région.
Fondées dans les années 1990 par plusieurs mouvements d'opposition en Ouganda, les ADF restent actives dans l'est de la RDC, ce qui a donné lieu à des opérations conjointes des armées congolaises et ougandaises pour traquer ce groupe, aujourd'hui affilié à l'Etat islamique.
Depuis octobre 2025 jusqu'en mars dernier, les rebelles des ADF ont étendu leurs opérations dans plusieurs provinces, à savoir l'Ituri, le Nord-Kivu et la Tshopo, tuant plus de 260 personnes, déplaçant des milliers d'autres et notamment des femmes et des filles à l'esclavage sexuel, a déploré Nada Al-Nashif, haute commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'Homme, devant le Conseil des droits de l'Homme le 25 mars à Genève.