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HEURE D'OUVERTURE ET DE FERMETURE DES DÉBITS DE BOISSON : L'Hôtel de ville invité à faire payer les amendes aux hors-la-loi
Depuis des années, les autorités urbaines de Kinshasa ont pris un arrêté fixant les heures d'ouverture et de fermeture des débits de boissons. Malgré la forte médiatisation faite autour de cette mesure et qui a été applaudie par les Kinois, sur terrain aucun effet n'a été ressenti. Les nuisances sonores ont continué à perturber la quiétude de la population qui n'en a que cure. Maintenant qu'on parle de renouveau de la capitale après la mise en place de la Task Force chargée de l'assainissement, cette décision doit être relancée. L'assainissement de la ville doit s'étendre à tous les secteurs, notamment celui du respect des mœurs.
Pour faire respecter les heures d'ouverture et de fermeture des débits de boissons, il faut faire payer des fortes amendes à tous les inciviques qui outrepassent cette mesure.
Et c'est avec toute la rigueur possible qu'il convient de faire le suivi de cette instruction du gouvernorat de Kinshasa.
À ce propos, il sied de stigmatiser le fait que plusieurs bonnes décisions n'ont pas eu d'impact à cause de manque du suivi. C'est pourquoi, beaucoup de citoyens se sont érigés en hors-la-loi parce que sûrs qu'ils ne seront pas sanctionnés, quelle que soit la gravité de leurs impairs.
C'est le cas des véhicules abandonnés dans les commissariats de police et sur les emprises publiques. En dépit de son bien-fondé, la mesure portant sur leur évacuation n'a jamais connu un début d'exécution. D'où, la présence de ces véhicules ou des épaves dans des endroits où ils n'auraient pas dû se trouver.
LES PASTEURS DES EGLISES DE REVEIL : MAUVAIS EXEMPLES
S'agissant des nuisances sonores, les débits de boissons ne constituent pas les seuls casse-tête pour les autorités de Kinshasa. Celles-ci font aussi face à la résistance de ceux qui s'appellent "les hommes de Dieu".
Alors qu'ils devraient être les premiers à servir d'exemple aux autres couches de la population, ils excellent, malheureusement, par un comportement qui frise l'indiscipline. Pourtant, eux qui prêchent aux autres l'obéissance devraient être des modèles, des citoyens exemplaires en matière de respect des lois et règlements du pays.
À Kinshasa comme partout ailleurs, être voisin d'une église de réveil, c'est vivre un véritable calvaire. Des nuits entières, lorsque les pasteurs organisent des veillées de prière, les proches sont privés de sommeil et c'est l'insomnie qui s'en suit avec toutes les conséquences possibles.
Dans le cas d'espèce concernant la sanction, il serait mieux de fermer toutes ces églises qui enfreignent les lois du pays et défient l'autorité de l'État légalement établie. Faute de les fermer, l'autre alternative serait de leur retirer leurs arrêtés d'agrément et de fonctionnement leur octroyés par le ministère de la Justice.
Des sanctions à infliger à l'endroit des tels récalcitrants doivent être rigoureuses et sans complaisance. Car, un pays où il manque de discipline et surtout le respect de lois, connaît facilement le chaos.
Si les Kuluna se permettent de se comporter actuellement comme s'ils étaient dans la jungle, c'est à cause de la complaisance des autorités policières à leur égard. Si tel n'était pas le cas et s'ils étaient réprimés à la hauteur de leur crime, ils auraient mis fin à leur barbarie. Il importe donc que l'État frappe avec toute la rigueur tous ceux-là qui s'opposent au progrès de la population.
Muke MUKE