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Gouvernement d'union nationale en perspective : Suminwa 2 ou chambardement?
Lors de sa rencontre du 22 février 2025 avec ses partenaires politiques de l'Union sacrée de la nation (USN), au chapiteau de la cité de l'Union africaine le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avait annoncé son intention de former un Gouvernement d'union nationale. Le vendredi 28 février, au cours du Conseil de ministres, il a confirmé cette décision. Il est allé un peu plus loin en restreignant les prérogatives des membres du Gouvernement et des mandataires dans les entreprises publiques de l'État.
Plus encore, le chef de l'État a chargé son Conseiller spécial en matière de sécurité pour mener les consultations avec la classe politique et la Société civile. Il n'y a donc pas de doute possible. Au courant de ce mois de mars, nous aurons une nouvelle équipe gouvernementale.
À ce propos, la question qui taraude l'esprit de plusieurs Congolais est celle de savoir quel format aura cet exécutif. Sera-t-il le remaniement en place avec Mme Judith Suminwa en tête ou allons-nous assister à un tsunami politique avec l'entrée en lice de quelques figures de proue du microcosme politique congolais et de la Société civile ?
À ce stade, nul n'est à mesure de répondre à cette question en dehors du président Félix-Antoine Tshisekedi lui-même. Néanmoins, les citoyens lambda souhaitent que le Chef de l'État fasse des choix judicieux pour l'intérêt supérieur de la nation. Après plusieurs mois à côté des actuels ministres, il doit avoir une idée précise sur les uns et les autres. Et il est surtout sensé connaître les qualités et les faiblesses de chacun. Il lui est facile de se débarrasser des bois morts et des incompétents qui n'ont pas de places à ses côtés.
L'opposition radicale non partante
Les ténors de l'opposition visible ont réservé une fin de non-recevoir à l'appel du Chef de l'État. Martin Fayulu, Delly Sesanga et Moïse Katumbi ont déclaré publiquement qu'ils ne feront pas partie de cet éventuel Gouvernement dirigé par Tshisekedi.
La prise de position de ces trois mousquetaires n'étonne personne. Leur antagonisme vis-à-vis du régime est connu de tous. Pour Katumbi, après avoir demandé à ses membres de quitter l'ancienne équipe gouvernementale, il est exclu qu'il puisse revenir sur sa précédente décision. Quant à Martin Fayulu et Delly Sesanga, leur cohabitation avec le président actuel est inimaginable.
La seule alternative qui reste pour Félix Tshisekedi de réussir son coup consiste à pêcher dans les eaux boueuses des opportunistes qui pullulent la RDC. Les candidats "situationnistes" et opposants alimentaires ne vont pas manquer. Bientôt, ils vont envahir les média pour faire des déclarations allant dans le sens de dorloter le chef de l'État.
Comme la campagne pour le changement/la révision de la constitution est entrée en hibernation, leurs chansons seront orientées vers la condamnation de Kagame et ses supplétifs du Muvement du 23 mars (M23). Ceux qui se réclament de la société civile ne vont pas, eux non plus, rater cette occasion en or leur offerte par Félix Antoine Tshisekedi.
Qu'attendre de ce gouvernement ?
Aujourd'hui, la préoccupation primordiale des Congolais est la paix qui passe par la liquidation de la coalition M23-RDF. Le Gouvernement à mettre en place doit être celui de combat. En principe, Suminwa devrait quitter ses fonctions, son Gouvernement n'ayant pas été capable de repousser les hors-la-loi en dehors des frontières nationales. Cela suppose un tsunami politique en vue.
À ce sujet, il sied de rappeler que le samedi 22 février dernier, lors de la réunion tenue avec les élus et les mandataires publics de sa famille politique, l'USN, le président de la République n'a pas porté les gants pour leur exprimer sa déception suite à leur manque d'engagement face aux ennemis de la République. Seuls trois ministres ont été nommément cités comme modèles de patriotes. Tous les autres devraient normalement être démis.
Ce Gouvernement de combat devrait être caractérisé par sa taille réduite. Ces dernières années, la population n'a cessé de stigmatiser l'éléphantisme de différents gouvernements qui se sont succédé à la tête de notre pays. Cette fois, nous osons espérer que le chef de l'État ne va pas constituer une équipe chefs des partis et des fidèles, mais des vrais patriotes.
Ce Gouvernement qui sera formé des vertébrés, sera aussi appelé à traduire en actes la volonté de Félix Tshisekedi de lutter contre les antivaleurs qui gangrènent la société congolaise, notamment la corruption et les détournements de deniers publics. La population sera également attentive sur le train de vie des institutions, dont la baisse constitue un des chevaux de bataille du chef de l'État. C'est donc à l'aune de sa composition et de ses résultats que le futur gouvernement sera jugé et non sur des promesses.
Muke MUKE