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Faute de moyens, bon nombre de candidats ont déclaré forfait
La campagne électorale pour les élections générales qui vont se tenir dans 24 heures a pris fin hier lundi 18 décembre à minuit. Le constat fait sur le terrain est loin d’être satisfaisant. Faute de moyens appropriés, puisque n’ayant pas été financés, bon nombre de candidats n’ont pas été à mesure de battre campagne.
Plus grave, des candidats vivant à Kinshasa et qui ont postulé à l’intérieur du pays, n’ont même pas quitté la capitale. Ils attendaient le soutien de leurs partis politiques ou de la coordination de l’Union sacrée pour la nation (USN) s’agissant de ceux de la mouvance présidentielle, mais aucun appui n’est venu. C’était le « chacun pour soi, Dieu pour tous« .
Ceux qui se sont débrouillés de leur manière, n’ont pas caché leur déception allant jusqu’à vouer aux gémonies les présidents de leurs partis ou regroupements politiques et la coordination de l’USN, pour avoir hypothéqué sérieusement leurs chances d’être élus. En conséquence, ils ont déclaré à ceux qui voulaient les entendre qu’ils ne prêcheraient que pour leurs propres chapelles. Dans ce cas, il est fort à craindre que certains parmi eux n’aillent pas voter pour le candidat président de la République présenté par leur famille politique. Des surprises désagréables ne sont donc pas à exclure à la proclamation des résultats.
Du côté des hommes en poste dans les institutions publiques qui ont mis de côté des espèces sonnantes et trébuchantes pour leur permettre de mener une campagne, ils en ont eu pour leurs comptes à cause des dépenses colossales auxquelles ils ont fait face. Des électeurs ont été exigeants cette fois-ci suite à la déception enregistrée due à la mauvaise prestation des députés en fonction, qui se sont détournés d’eux au profit de leurs propres intérêts.
À ce propos, et nous l’avons écrit dernièrement, la concurrence a été déloyale parce que ces hommes n’ont pas démissionné de leurs fonctions dès lors qu’ils s’étaient proclamés candidats, conformément à la loi électorale.
D’une manière ou d’une autre, il sied de reconnaître que la campagne électorale a ruiné financièrement plus d’un candidat. Certains ont même pris le risque soit de vendre leurs propriétés terriennes, soit hypothéquer leurs biens immobiliers. Cette hargne est due essentiellement à la détermination d’aller à l’Assemblée nationale pour percevoir coûte que coûte les 21.000 dollars américains qui représentent les fabuleux émoluments que touchent les députés.
Ce n’est donc pas par hasard que certains postulants ont fait de leurs épouses ou enfants leurs suppléants. C’est pour que, dans un cas comme dans l’autre, cette cagnotte reste dans le giron familial. En conséquence, les électeurs devraient opérer des choix non complaisants dans 48 heures. Muke MUKE