Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Fatshi d’abord,le reste après …
L’heure de la « Fatshimania » a sonné. L’Union sacrée se met à l’heure de « c’est Fatshi ou personne« . Une espèce de course à l’échalote sur le thème « plus fatshiste que moi n’est pas encore né« . L’un après l’autre ou l’un à la suite de l’autre, chaque parti ou regroupement politique de cette méga-plateforme, véritable réplique et…relique du FCC, va déclarer urbi et orbi son soutien à la candidature de Félix-Antoine Tshisekedi pour un second mandat à la tête du pays. Congrès, mini-congrès, convention… peu importe le format. Pourvu que le point d’orgue soit l’ode à « notre Fatshi national« .
De fait, l’enjeu des grands-messes dont l’UNC de Vital Kamerhe a donné « le la » est le plébiscite du Président sortant comme candidat unique ou commun -c’est selon- à la magistrature suprême. Le reste compte pour du beurre.
Y aurait-il matière à se féliciter de cet unanimisme qui se dessine ? Une question à ne surtout pas poser à l’homme du 24 janvier 2019. Lui qui verrait dans ce triomphe la préfiguration de sa victoire électorale en décembre prochain. Lui qui est en passe d’accomplir « l’exploit » de son prédécesseur. A savoir appâter -l’impérium aidant- le gros de la classe politique en vue de se constituer une majorité passablement hétéroclite voire composite à la devise aux antipodes de celle de « Trois mousquetaires » cher à Alexandre Dumas « Tous pour Fatshi, Fatshi pour tous et…chacun pour soi« .
Pas donc besoin d’attendre la reddition des comptes encore moins le programme du président sortant pour lui réitérer sa flamme. L’initiateur de l’Union sacrée est adoubé d’office. Sans le moindre débat. Les « congrès-formalité » ont encore de beaux jours devant eux.
Reste que sous des dehors d’unité et donc de solidité, l’Union sacrée comme ses devancières – le cas du FCC de Joseph Kabila- a la faiblesse d’être construite sur et autour d’un homme détenteur du pouvoir. Pas la peine d’être devin pour connaitre les ressorts-alimentaires- de l’adhésion de l’écrasante majorité de ses sociétaires. Pas sûr, cependant, que le jour où la table sera desservie -clin d’œil à la formule du Premier ministre Ilunkamba-, qu’il il y ait encore beaucoup de vocations pro Fatshi.
Evidemment pour une classe politique dont le moteur est le carpe diem, à chaque régime suffit son engagement. José NAWEJ