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FACE A LA CRISE SECURITAIRE ET HUMANITAIRE DANS L’EST : Le PNUD/RDC coordonne une réponse d’urgence de résilience
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est préoccupé par la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe de plain-pied l’est de la République démocratique du Congo. C’est dans ce contexte que le Représentant résident de cette agence onusienne en RDC, Damien Mama, a, dans un entretien publié dans le site de l’agence, révélé que le PNUD coordonne une réponse d’urgence qui renforce la résilience.
De prime abord, ce haut fonctionnaire onusien reconnaît que la crise actuelle est l’une des pires que la RDC ait connues et dont les conséquences sont plus que dramatiques. Le tableau est sombre : exaspération de la pauvreté, hausse du nombre de déplacés, destruction des infrastructures de base, perturbation des chaînes d’approvisionnement dans les zones de conflit entraînant la cherté de la vie, violences et exploitations sexuelles, etc.
En dépit de la gravité de la situation, le numéro 1 du PNUD/RDC se montre optimiste pour l’avenir du pays grâce au rôle décisif que son agence peut jouer.
Ci-dessous, les grandes lignes de cet entretien axé sur sept questions.
1. Comment la crise affecte-t-elle les Congolais et le travail du PNUD ?
Damien Mama : Des millions de personnes s’enfoncent dans la pauvreté, les services publics s’effondrent et des communautés entières sont déplacées. L’impact de cette crise est profondément ressenti à Kinshasa également. Chaque jour, nous entendons des récits de familles qui ont perdu, de mères à la recherche de vivres, d’enfants privés d’école et de communautés entières obligées de fuir.
(....). Nous coordonnons une réponse d’urgence qui renforce la résilience. L’objectif est de lier l’aide immédiate au redressement rapide et au développement à long terme, afin de garantir qu’une fois la crise passée, les communautés puissent se reconstruire durablement.
2. Avec l’augmentation des déplacements, comment la RDC peut-elle rompre le cycle ?
DM: Imaginez devoir quitter votre domicile sans rien d’autre que vos vêtements sur le dos. C’est la réalité de centaines de milliers de personnes à l’heure actuelle.
....Le PNUD se concentre sur le rétablissement des services essentiels et la reconstruction des infrastructures. En répondant aux besoins immédiats et à long terme, nous veillons à ce que les communautés déplacées puissent refaire leur vie sans craindre de devoir fuir à nouveau.
3. Quel est l’impact du conflit actuel sur l’économie de la RDC ?
DM: Le prix des produits de première nécessité a doublé en moins d’un mois dans des régions où les chaînes d’approvisionnement ont été perturbées. Les marchés, autrefois très animés, se sont vidés. Les commerçants qui ont développé leur activité pendant des décennies l’ont vu disparaître du jour au lendemain à cause du pillage généralisé.
...Le PNUD soutient les efforts visant à stabiliser les marchés locaux, à protéger les moyens de subsistance et à mettre en place des filets de sécurité sociale pour éviter un effondrement économique à long terme.
4. Comment le système de santé fait-il face à la situation ?
La crise fait payer un lourd tribut au système de santé et met des milliers de vies en danger. Avec la rupture des chaînes d’approvisionnement médical,le pillage des cliniques et des pharmacies et la fuite des agents de santé , les services essentiels sont en train de s’effondrer.
...En collaboration avec le Fonds mondial, le PNUD s’efforce de rétablir ces services vitaux et de faire en sorte que les traitements parviennent à ceux qui en ont besoin. Nous devons agir rapidement pour éviter qu’une situation d’urgence sanitaire ne s’aggrave.
5. Comment rétablir la justice et la gouvernance ?
Le système judiciaire dans les régions touchées est complètement désorganisé. Au Nord-Kivu, six infrastructures judiciaires, dont la prison de Musenze, ont été détruites ou occupées, et le personnel judiciaire a fui. Plus de 4.400 détenus manquent à l’appel et des cas critiques ont été effacés des registres, notamment 36 cas prioritaires de crimes graves, tels que 11 cas de violence sexuelle liée au conflit.
...Le PNUD reste déterminé à reconstruire ces institutions, à rétablir les systèmes de gestion des dossiers et à veiller à ce que la justice soit accessible à tous, en particulier aux plus vulnérables. Sans une action urgente, le cycle de l’impunité continuera à alimenter l’instabilité.
6. Comment la crise affecte-t-elle les femmes et les filles ?
Nous avons entendu parler d’innombrables cas de violence et d’exploitation sexuelles, qui sont profondément préjudiciables à la fois aux victimes et à la communauté dans son ensemble.
Pour le PNUD, répondre aux besoins spécifiques et assurer la protection des femmes et des filles est une priorité absolue. Cela comprend le soutien psychosocial, la protection contre la violence sexiste et la création d’espaces sûrs pour que les femmes et les filles puissent reconstruite leur vie.
7. Quelles actions sont nécessaires pour éviter que la crise ne s’aggrave ?
La RDC est vaste et, bien que le conflit soit concentré dans l’est, ses effets se font sentir dans tout le pays. Ce genre d’événement nous rappelle que les progrès ne peuvent être protégés que par un effort collectif, des décideurs politiques de Kinshasa aux dirigeants locaux.
...Le PNUD s’efforce d’associer l’aide humanitaire à court terme à des objectifs à long terme, notamment la reconstruction des infrastructures et le rétablissement des moyens de subsistance....
Il est essentiel de maintenir le soutien et de continuer à participer au développement pour éviter une nouvelle escalade des besoins. Avec un financement continu et un accès immédiat, nous pouvons rétablir les services essentiels, reconstruire les infrastructures et renforcer la résilience de ceux qui en ont le plus besoin.
Muke MUKE