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Face aux Candidats magistrats, Dieudonné Kamuleta insiste sur les valeurs d’une justice au milieu du village
C’est au collège Imara, le plus grand centre d’examen de la RDC à Lubumbashi, que le Président de la Cour Constitutionnelle a donné hier dimanche 9 octobre le coup d’envoi du concours des magistrats pour la session 2022.
Sur un peu plus de 30 mille candidats répartis à travers le pays, 4 000 seront retenus. Un chiffre qui a été revu à la hausse. Ce, conformément aux instructions du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi données le vendredi 7 octobre au Président de la Cour Constitutionnelle, en même temps Président du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Devant les candidats réunis à Imara, le Président de la Cour Constitutionnelle a insisté sur un concept emprunté au Chef de l’État, Magistrat suprême. Celui de magistrat de l’État de droit, Dieudonné Kamuleta a exhorté les futurs magistrats sur qui repose l’espoir de la nation à avoir une conduite excellente. « On ne s’engage pas dans la magistrature pour se faire de l’argent ou s’enrichir de manière illicite. Mais, pour servir son pays. La magistrature étant un corps d’élite, il faut absolument travailler en toute droiture sans se laisser corrompre », a-t-il déclaré avec insistance.
La double attente
Le Président de la Cour Constitutionnelle a surpris tout le monde. De 9 heures à 16 heures, il est passé dans chacune de 100 salles de classes que compte le complexe scolaire Imara. A la bouche un seul message : les attentes du Chef de l’État et de la nation de la part de ces jeunes qui vont embrasser une carrière certes difficile mais noble. Kamuleta a bien vendu la magistrature, non sans mettre les candidats en garde: « Votre carrière peut s’arrêter deux mois après si vous vous compromettez« , a-t-il souligné. Très pédagogique et méthodique, ce crack de la magistrature a recouru à des exemples concrets et vécus, pour instruire les candidats. Kamuleta n’avait pas le costume de pasteur pour la circonstance, mais sa manière de s’exprimer, les expressions fortes ont vite fait deviner à ceux qui ne le connaissent pas qu’ils étaient en face d’un pasteur. Quelle énergie! Quelle force de conviction ! Décidément quelque chose est en train de changer dans la magistrature. Et du reste, c’est la première fois que tout le bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature se déplace en province pour le concours de recrutement. GK