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Examen d’Etat : au Kwilu c’est l’enfer pour les parents!
La session proprement dite de l’Examen d’Etat, édition 2023-2024, a effectivement débuté hier lundi 24 juin sur toute l’étendue du territoire national, hormis les coins occupés par la coalition RDF-M23. S’il n’y a rien à redire sur les épreuves proprement dites, il importe de souligner le calvaire qu’endurent les parents des finalistes pour faire face aux frais inhérents. Dans la province du Kwilu particulièrement où le montant des frais de participation est fixé à 260.000 FC, c’est un véritable enfer pour les parents. Cette province, on le rappelle, est parmi les entités politico-administratives très mal dirigées du pays. À part les services publics de l’Etat, on compte sur les bouts de doigts quelques sociétés privées. Cette situation provoque l’érosion du pouvoir d’achat de la majorité de la population. Exiger aux enfants dont les parents sont très mal lotis financièrement à payer une somme aussi élevée, est tout sauf aider les parents à scolariser leurs enfants.
Certains ont recouru à la pratique honteuse et abominable de la « Banque Lambert », pourvu que leurs fils et filles présentent ladite épreuve. D’autres, par contre, n’ont pas trouvé mieux que de mettre en gage les quelques biens dont ils disposent. D’autres encore, pour la plupart des agriculteurs, ont procédé tout simplement à des trocs. Une situation pousse les parent à être constamment sous stress. Et les accidents vasculaires (AVC) ne sont pas loin.
Cette décision prise en son temps par le ministère national de l’Enseignement primaire et secondaire, qui a autorisé les gouverneurs de province à fixer le montant des frais de participation à l’ExEtat, doit être révisitée. Le contexte politique a fondamentalement changé au pays où la vision des nouvelles autorités est proche du socialisme. En plus, la décision concernant la gratuité de l’enseignement, même si elle se limite au niveau du primaire seulement, devrait s’étendre à des activités comme le Test national de fin d’études primaires (Tenafep) et l’ExEtat, pour épargner les parents de ces charges qui les asphyxient. L’Etat devrait prendre en charge les dépenses liées à ces deux épreuves de fin d’études du primaire et du secondaire. Ce qui ne constituerait pas une charge asphyxuante pour lui!
Un niveau qui laisse à désirer
Ce sont plusieurs milliers de finalistes qui affrontent l’Examen d’Etat depuis lundi jusqu’à vendredi de cette semaine. Au terme de l’épreuve, plusieurs d’entre eux seront proclamés diplômés d’Etat. Des fêtes seront organisées à travers tout le pays pour célébrer les réussites. C’est bien de se réjouir pour manifester sa satisfaction après six ans d’études aux humanités. Cependant et en réalité, beaucoup de ces finalistes ne méritent nullement le diplôme qui leur est octroyé. Il suffit soit d’ouvrir un entretien avec eux soit de leur donner une petite dictée pour se rendre compte qu’on a affaire à des sujets qui ont un niveau très bas.
Sur le plan comportemental, on remarque que le comportement de la plupart de ces enfants n’est pas loin de celui des Kuluna. À Kinshasa précisément, le jour où ils terminent les épreuves, ils envahissent les rues de Kinshasa où ils se comportent de manière ubdugne dans les débits de boissons. L’année dernière, ils n’ont pas pu exhiber leurs extravagances parce que la police les avait dissuadés en annonçant des sanctions sévères contre les récalcitrants. La police ferait mieux de rééditer l’exploit.
Pour ceux qui s’en prennent à leurs autorités et vandalisent les bâtiments scolaires pour avoir échoué, il faut des sanctions exemplaires pour décourager ceux qui seraient tentés de commettre de tels actes répréhensibles. Quant aux mercenaires qui s’infiltrent dans les centres d’examen d’Etat pour passer les épreuves en lieu et place des finalistes, ils méritent la prison à cause de ce type d’antivaleur.
Muke MUKE