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Des éléments de la PCR boycottent l’instruction du ministre de l’Intérieur
La ville de Kinshasa a connu une chaude ambiance le lundi 5 juin dernier suite à une grève décrétée par les chauffeurs, membres de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO). Les piétons étaient mis à rude épreuve et au bord de la révolte. Certaines entreprises ont connu des perturbations, leurs travailleurs n’ayant pu atteindre leurs lieux de travail. Pour calmer la situation et faire revenir l’ordre public, le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur a organisé une rencontre à laquelle ont pris part le commandant provincial de la police ville de Kinshasa, le ministre provincial des Transports et la synergie des Associations des chauffeurs taxis et taxis bus de la capitale.
Au terme des concertations, et après avoir obtenu les assurances des autorités, l’ACCO a décidé de lever sa mesure de grève. Elle a, dès lors, demandé à ses affiliés de reprendre leurs activités sur les routes de Kinshasa.
« La grève est levée effectivement. Les Asbl, auteurs de cette grève, ont été instruites à lever cette grève-là. Les doléances des chauffeurs sont tombées auprès du ministre de l’Intérieur, du commissaire provincial de la police et du ministre provincial des Transports. Ils ont trouvé des solutions pour qu’il règne la paix et que les chauffeurs, à leur tour, puissent respecter les instructions données en vue de respecter entre autres le code de la route », a indiqué M. Jean Mutombo, président de l’ACCO.
A la base de ce mouvement, les chauffeurs ont voulu exprimer leur-ras-le bol face aux tracasseries multiples et arrestations arbitraires dont ils sont victimes de la part de certains éléments de la police de circulation routière (PCR) et des agents du ministère provincial des Transports.
VIOLATION DU MORATOIRE
La principale décision prise au terme de ces concertations a été un moratoire de dix jours accordé aux automobilistes pour leur permettre de se mettre en ordre avec leurs documents, en vue de vaquer tranquillement à leurs occupations. Malheureusement, vingt -quatre heures à peine après, il est fort regrettable de constater que quelques éléments égarés de la PCR bafouent déjà cette décision comme pour humilier l’autorité. Nous en voulons pour preuve, l’arrestation d’un chauffeur de taxi sur l’avenue des Huileries, non loin du camp de la police de Lufungula, comme le montre en illustration une photo prise sur le champs.
De tous les temps, le comportement répréhensible des hommes en uniforme dans les rues de Kinshasa a toujours été décrié. Plusieurs fois, lors des parades des lundis, les autorités de la PCR n’ont cessé d’attirer leur attention sur la mauvaise image du pays qu’ils reflètent à travers leur méconduite.
SANCTIONNER LES RECALCITRANTS
Mais visiblement, certains élémets défient leur hiérarchie. Tant que des sanctions sévères allant jusqu’à l’exclusion de certains d’entre eux de ce corps ne seront prises, aucun changement ne sera observé.
« Il faut reconnaître que le mal dans ce corps spécial part du recrutement qui s’y opère. C’est le clientélisme et le népotisme qui passent avant toute expertise et expérience. La plupart des agents déployés sur nos routes n’ont suivi préalablement aucune formation au point où ils ne maîtrisent pas eux-mêmes le code de la route« , se plaint un usager de la route.
« Leur objectif premier est de se renflouer les poches et atteindre la somme à verser pour leur ristourne. D’où, des arrestations arbitraires et fantaisistes« , tempête-t-il.
Parallèlement à ce comportement condamnable des hommes en uniforme, il importe de stigmatiser l’indiscipline de certains chauffeurs dont la plupart ne détiennent pas des permis de conduire. Ils n’ont pas, en outre, suivi une formation dans un centre attitré. Certains étaient, hier des receveurs de bus, et d’autres des motocyclistes, avant de se retrouver devant le volant des véhicules.
Insolents vis-à-vis de leurs clients, ils s’insultent entre eux sans ménagement, bafouant la règle d’or de la courtoisie routière. Pour mettre définitivement fin à ce désordre dans les routes de Kinshasa et qui s’est répandu à travers tout le pays, il faut autant réprimer avec la dernière rigueur les éléments sensés réguler la circulation routière, mais qui se distinguent par un comportement peu honorable. Muke MUKE