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Coopération Chine-Afrique : l'initiative chinoise de 5.000 places de formation sur l'IA favorise l'accélération technologique du continent
Lors de la cérémonie d'ouverture, le 17 juillet, de la Conférence mondiale sur l'IA 2026 et de la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale en matière d'IA à Shanghai, le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping a annoncé que son pays offrira 5 000 places de formation et de séminaires sur l'IA aux pays en développement, couplée à la création d'un centre de coopération avec l'Union africaine et au déploiement du système d'alerte météo Mazu. Cette initiative chinoise représente un tournant stratégique majeur pour l'Afrique dans le renforcement du capital humain dans ce secteur.
En effet, les avancées en matière technologique des pays développés continuer de creuser un fossé avec les Etats africains, aussi cette décision du gouvernement chinois, est une opportunité sans précédent pour une accélération technologique de l'Afrique. Ce, si et seulement si, les nations africaines en tirent pleinement profit en mettent en place des politiques adaptées et favorisent le transfert de connaissances.
Cette initiative traduit une fois de plus que la proposition chinoise de communauté d'avenir partagé n'est pas un concept creux mais qu'elle est bien un pas supplémentaire vers l'unification des pays en développement et leur pleine intégration dans la grande famille humaine. En effet, ces formations permettront aux africains d'acquérir une expertise de pointe directement auprès de l'un des leaders mondiaux de l'IA. Ceci permettra également d'éviter une nouvelle forme de dépendance technologique du continent noir. De ne pas à toujours dépendre des pays occidentaux en la matière.
Non au monopole technologique, une IA adaptée aux réalités africaines
Pour la Chine "un pays ne doit pas dominer l'IA à lui seul". Aussi, dans son discours, Xi Jinping également secrétaire général du Comité central du PCC et président de la Commission militaire centrale, a fait savoir que la Chine mettra en place des centres internationaux de coopération en matière d'application de l'IA avec l'ASEAN, la Ligue des Etats arabes, l'Union africaine, la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes, l'Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS. Un partenariat bénéfique pour l'Afrique qui pourra ainsi jouer pleinement sa partition dans le concert des nations dans les règles mondiales de l'IA.
Avec ce projet de création d'un centre de coopération avec l'Union africaine, la Chine refuse le monopole technologique que certains pays entretiennent, et ouvre le champ à l'Afrique à pouvoir concevoir de solutions d'IA conçues en Afrique adaptées aux réalités locales (langues locales, infrastructures…). Ces avancées technologiques permettront de réduire le déficit numérique de l'Afrique avec le reste du monde mais aussi le développement et la modernisation des différents secteurs moteurs de croissance tels que l'agriculture, la santé, l'économie, les infrastructures etc.
Une IA pour tous
Avec le déploiement du système d'alerte météorologique Mazu basé sur l'IA en Afrique, la Chine apporte au continent un soutien crucial face aux changements climatiques que le Sud Global subit de plein fouet les conséquences. Inondations, glissement de terrain, sécheresse…les nations africaines sont confrontés aux catastrophes naturelles, ce système d'alerte précoce permettra non seulement de protéger des populations mais aussi de sauver des récoltes, réduire ainsi les impacts des dégâts sur la vie quotidienne.
En présentant les quatre observations concernant le développement et la gouvernance de l'intelligence artificielle (IA), au cours de cette conférence, le président chinois, réaffirme la position de son pays à une souveraineté partagée et une coopération internationale ouverte. De placer l'homme au centre de tout et à servir à son bien-être. De veiller à encadrer l'IA, de contrôler les algorithmes décisionnels, de réaliser une "IA pour tous". Beijing se positionne comme le porte-parole du Sud Global et estime que l'accès aux technologies de pointe ne doit pas être restreint mais que chaque nation doit bénéficier de retombées économiques équitables de manière inclusive.
Fyfy Solange TANGAMU