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CEEAC : Les chefs d'État ordonnent le retrait des troupes rwandaises de la RDC
Réunis à l'occasion de la 26ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), les dirigeants de la sous-région ont tranché sur l'une des questions les plus sensibles du moment: la présence militaire rwandaise sur le sol congolais. À l'issue de plus de trois heures de huis clos dans la ville balnéaire de Sipopo, les chefs d'État ont ordonné le retrait immédiat des troupes rwandaises de la République démocratique du Congo (RDC).
Le président congolais, Félix Tshisekedi, arrivé dans la matinée à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, pris une part active à ces assises, placées sous le thème : "Consolider les acquis de la réforme de la CEEAC pour accélérer l'intégration régionale et la construction d'une communauté de destin en Afrique centrale ".
Au cœur des travaux, plusieurs dossiers d'importance stratégique figuraient à l'agenda, notamment la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC, la passation de la présidence tournante de l'organisation sous-régionale et la question du renouvellement de l'équipe dirigeante de la Commission de la CEEAC.
PAS DE PRESIDENCE POUR KIGALI
Dans le communiqué final rendu public à l'issue du sommet, les dirigeants de la CEEAC ont pris acte de l'agression" dont est victime la RDC. Ils ont, en conséquence sommé, le Rwanda de retirer ses troupes du territoire congolais. Une décision forte, dans un contexte où les tensions régionales autour du conflit dans l'Est congolais restent vives.
Par ailleurs, alors que la présidence tournante de la CEEAC devait revenir au Rwanda, les chefs d'État ont opté pour le maintien de la Guinée équatoriale à la tête de l'organisation, et ce, jusqu'à ce que le différend opposant Kigali à Kinshasa trouve une issue apaisée.
Enfin, sur le plan institutionnel, il a été convenu de renouveler, dans un délai de trois mois, les animateurs de la Commission de la CEEAC, une décision qui s'inscrit dans la dynamique de réforme de l'organisation.
SOUTIEN A LA RDC
Le Président Tshisekedi était accompagné dans cette mission diplomatique par le ministre de la Coopération régionale Didier Manzenga, la vice-ministre des Affaires étrangères Grâce Yamba, le Haut-représentant du Chef de l'État Sumbu Sita et l'ambassadrice de la RDC en Guinée équatoriale, Jocelyne Kabengele.
Ce sommet marque un tournant dans la gestion régionale de la crise sécuritaire en RDC et renforce, pour Kinshasa, un soutien politique de poids au sein de la communauté sous-régionale. Reste à voir quelle suite pratique sera donnée à cette injonction diplomatique, dans une région où les résolutions peinent parfois à se traduire en actes concrets.
Jérémie ASOKO