Dernière minute
Société
“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
La phrase lingala “Botika kovandela kombo na ngai” se traduit littéralement par : “Arrêtez de vous asseoir sur mon nom.” Ce qui n’aurait aucun sens, sinon fort ambigu si on considérait cette seule traduction littérale. D’où le sens figuré…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
À Limete, sur l'esplanade de la 11ème rue, le quatrième anniversaire de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) s'est mué en véritable démonstration de force politique, avec comme thème choisi : "On…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
Initialement annoncé pour ce lundi 27 avril, l’examen de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été finalement reprogrammé au…
CAPTURE DE PRESUMES COMBATTANTS DE FDLR : Les FARDC dénoncent un montage de mauvais goût
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réagi avec véhémence au syjet d'une opération de rapatriement de présumés combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), menée le samedi 1er mars par le Rwanda et les rebelles du M23/AFC.
Dans un communiqué officiel, les FARDC qualifient cette action de "montage de mauvais goût " orchestrée dans le but de "discréditer l'armée congolaise et les forces de la SADC" engagées dans la défense du territoire congolais.
Le samedi 1er mars, des images des hommes en uniformes militaires Rd-congolais, présentés comme des combattants FDLR capturés à Goma, largement relayées par les autorités rwandaises, ont circulé sur les réseaux sociaux.
Selon le M23, ces individus auraient été interceptés au chef-lieu du Nord-Kivu, actuellement sous occupation rebelle, avant d'être remis aux autorités de Kigali.
Mais pour les FARDC, cette opération relève d'une pure mise en scène. Dans son communiqué, le porte-parole de l'armée congolaise, le général Sylvain Ekenge Efomi Bomusa, dénonce une " tentative grossière du Rwanda de justifier son agression contre la RDC ".
L'armée congolaise soutient que plusieurs éléments prouvent la supercherie, notamment la présence sur la liste des prétendus capturés d'un certain Patrick Ishimwe, qui avait déjà été présenté par les médias rwandais à Kigali le 22 janvier 2025.
" Curieusement, son nom réapparaît par miracle sur la liste des prétendus combattants FDLR rapatriés au Rwanda le samedi, au numéro de série 6 ", souligne le communiqué.
Des FDLR puisées dans la prison de Gitarama
D'après Kinshasa, le Rwanda a puisé dans les prisons de son territoire des anciens éléments des FDLR détenus à la prison centrale de Gitarama, avant de les habiller en uniformes neufs des FARDC. L'objectif serait de faire croire à la capture de combattants FDLR au Nord-Kivu, une zone contrôlée depuis plusieurs semaines par le tandem M23-AFC et l'armée rwandaise (RDF).
Autre incohérence relevée par les FARDC : la présence du "général" Gakwerere parmi les rapatriés. Selon le communiqué militaire congolais, celui-ci est en réalité un agent à la solde de Kigali. " C'est sur instruction de Paul Kagame que Gakwerere a massacré des milliers de Congolais ", accuse l'armée Rd-congolaise.
Pour Kinshasa, cette mise en scène dans une stratégie plus large du Rwanda visant à semer la confusion et à détourner l'attention de l'opinion internationale, qui dénonce de plus en plus ouvertement l'implication rwandaise dans la crise sécuritaire de l'Est de la RDC.
Une guerre de communication qui s'intensifie
Depuis plusieurs mois, les tensions entre la RDC et le Rwanda ne cessent de s'aggraver, notamment avec la progression militaire du M23-AFC soutenu par Kigali. Face aux dénonciations de la communauté internationale contre cette intervention, le régime de Paul Kagame s'emploie à multiplier les manœuvres médiatiques pour tenter de légitimer son ingérence en RDC. Avec l'intention manifeste d'un côté, d'accréditer la thèse d'une menace persistante des FDLR présetes en RDC, justifiant ainsi ses actions militaires. De l'autre, Kinshasa dénonce une instrumentalisation cynique destinée à masquer l'occupation illégale de son territoire et le pillage de ses ressources naturelles.
Christian-Timothée MAMPUYA