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Bandalungwa: Rentrée chaude au Lycée technique Omisalisa, glaciale à Ango-Ango et l’Institut scientifique de Bandal
La rentrée scolaire 2022-2023 a été lancée officiellement hier lundi 5 septembre en République démocratique du Congo. À Kinshasa, et particulièrement dans la commune de Bandalungwa, de nombreux élèves ont répondu présent en ce premier jour au Lycée technique Omisalisa. A l’Institut Ango-Ango et Institut scientifique de Bandal par contre, la rentrée a été timide voire morose.
« Il n’y a pas eu tellement de problème ici au Lycée Omisalisa. Nous avons enregistré un bel effectif, soit 235 élèves. Les nouvelles sont venues en nombre. Mais, les anciennes hésitent encore, redoutant le mot d’ordre des syndicalistes. Du jour au lendemain, l’effectif va augmenter davantage« .
« Le bon message, assure-t-il, sera transmis à travers leurs condisciples qui sont venus aujourd’hui pour étudier« .
« Nous exhortons les parents malgré les difficultés à envoyer leurs enfants à l’école. Que leurs filles viennent, malgré les difficultés, car sur les 220 jours de l’année, nous avons déjà consommé la journée d’aujourd’hui« , nous a indiqué Bertin Tukula, Directeur des études du Lycée Omisalisa, école de la Congrégation des Soeurs franciscaines.
MOINS DE 50 ÉLÈVES À ANGO-ANGO
À l’Institut Ango-Ango, la majorité des élèves n’ont pas répondu présent à l’appel des autorités. Les salles de classe étaient vides, malgré la présence du corps enseignant et administratif. Au finish, moins d’une cinquantaine de Bleu et Blanc pour cet établissement scolaire qui a compté en son sein au moins 1000 enfants, l’année passée.
Les parents ne sont pas prêts. Les fournitures scolaires font défaut. D’autres n’ont pas encore payé l’acompte du minerval et se lamentent suite à la grogne sociale.
Baudouin Ami Kusangana revient sur sa proposition du week-end dernier, au président du Comité des parents pour conscientiser et sensibiliser les parents, en cas d’une rentrée en demi-teinte.
« Nous avons deux vacations: l’avant-midi et l’après-midi. En ce premier jour, le constat est que la rentrée est morose. L’avant-midi même pas une cinquantaine d’élèves. L’après-midi, le terrain est vide. Le nombre d’enfants oscille autour de 5%. Les parents n’ont sans doute pas réuni les conditions favorables pour la rentrée. Les moyens font défaut ».
« J’avais, en amont, proposé au président du Comité des parents que si la rentrée scolaire est amère, de convoquer une Assemblée générale pour conscientiser, sensibiliser les parents« , a-t-il fait savoir.
DANS L’ESPOIR DE VOIR LES ÉLÈVES
S’agissant de l’Institut scientifique de Bandal, seulement 8 élèves ont rehaussé de leur présence cette rentrée au moment où nous étions sur le terrain.
L’école conventionnée adventiste, située sur l’avenue Dimba Boma, au quartier Lumumba, espère que les écoliers et élèves seront de la partie demain ou le surlendemain.
Tel est leur credo tout en souriant et dans une ambiance bon enfant ont attesté, Honoré Muya Mpolesha, surnuméraire, Fidèle Nyonami, le représentant des enseignants, et Gilbert Nkisi,le Directeur de l’école.
« Depuis le matin, je n’ai pas vendu grand-chose. La rentrée est très timide. Au fil des jours, nos enfants viendront. Par expérience, c’est le lundi prochain, que les élèves viennent massivement en général. J’ai un petit fils à l’école primaire à Ango-Ango. Il est venu ce lundi mais pas de cours. Ce garçonnet ne reviendra que le lundi« , a affirmé, Bénédicte Pemba, vendeuse de son état. Gloire Batomene, Christina Luvuezo et Niclette Mbungu/ stagiaires de l’IFASIC