Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres…
Nation
À Kinshasa, les travaux de haut niveau sur le financement de l’éducation ont été clôturés par l’adoption de la Déclaration de Kinshasa, qui engage les parties prenantes à garantir un financement…
Au village Saliboko, l'approche "One Un" fait accroître le nombre d'élèves à l'école Primaire Okoko
Le nombre d'élèves a sensiblement augmenté à l'école primaire Okoko, au village Saliboko, dans le territoire de Kalemie, province du Tanganyika. Cette croissance a été obtenue grâce à l'approche "One Un", avec le financement de la coopération suédoise (SIDA).
Cette intervention s'inscrit dans le cadre de la promotion des solutions durables pour les déplacés. Sur demande de la communauté, en effet l'Organisation Internationale de Migration (OIM) a construit un centre de santé et une école primaire depuis 2023.
"Avant la construction de l'école Okoko à Saliboko, les enfants parcouraient 3 à 5 km pour aller étudier. Quand les partenaires sont venus vers nous, le chef du village avait estimé qu'il était nécessaire que nous ayons une école primaire et un centre de santé au village qui compte 4.000 ménages. Nous avions une école en paille. L'OIM a construit une école en matériaux durables. Aujourd'hui nous travaillons dans de bonnes conditions et les élèves étudient dans de conditions optimales. On a ainsi érigé des latrines avec six salles de classe ", révèle le directeur de cette école, M. Oscar Kalela Kyungu.
CANTINE SCOLAIRE DU PAM POUR MAINTENIR LES ELEVES A L'ECOLE
Aux dires du directeur de l'EP Okoko, " le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a apporté l'initiative de cantine scolaire pour maintenir les élèves à l'école, car la plupart viennent de milieux vulnérables". De la 1ère à la 6ème Primaire, du lundi au vendredi, ce programme des Nations unies fournit à l'école la farine de maïs et le haricot pour le repas chaud".
" Actuellement, nous avons un effectif de 750 élèves, dont 150 en 1ère année, 120 en 2ème et 90 en 3ème. Et nous continuons à recevoir des élèves dans le cadre de la gratuité de l'enseignement de base. Ce, malgré la faible capacité d'accueil ", a déclaré Oscar Kalela.
Le chef d'établissement Okoko a, par ailleurs, fait remarquer que le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), avec l'appui des parents d'élèves, organise le jardin scolaire afin de diversifier le repas en plantant les légumes.
DIFFICULTES RENCONTREES
M. Oscar Kalela n'a pas manqué d'évoquer les difficultés auxquelles cette école fait face au quotidien. Il s'agit notamment de la non-prise en charge des enseignants par le Gouvernement. Six enseignants ne sont pas mécanisés. Seuls les parents s'organisent pour remettre un petit rien à l'école pour leur prise en charge, a-t-il évoqué. Aussi, avec le nombre croissant des élèves, il y a nécessité de construire de nouvelles salles de classes pour permettre aux enseignants de bien suivre les élèves.
Par ailleurs, le Centre de Santé de Saliboko, construit aussi par l'OIM sera opérationnel dans les prochains jours. Le gouvernement a promis de l'équiper avec des matériels nécessaires pour le labo, l'hospitalisation, la réception et les box des infirmiers et de consultations. L'UNFPA va, pour sa part, construire une maternité moderne pour permettre aux femmes d'accoucher dans les bonnes conditions. L'Unicef de son côté, va construire un forage pour offrir de l'eau potable à la maternité et au centre de santé.
Mathy MUSAU