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365 ambassadeurs de bonne manière mobilisés pour prêcher le changement des mentalités
Ils sont, au total, 365 ambassadeurs de bonne manière, nominés récemment pour prêcher le changement des mentalités. A l’honneur le samedi 3 septembre au Centre interdiocésain, ils ont été invités à prendre part à la première grande conférence sur les bonnes manières et le changement de mentalités pour promouvoir le développement intégral du citoyen congolais. Une initiative du Bureau d’action culturel (BAC), en collaboration avec la Commission épiscopale de l’éducation Chrétienne (CEEC/CENCO), le Bureau de liaison avec le Parlement (BLP) et le Conseil économique et social (CES).
Selon Jean-Marie Ntantu Mey, le coordonnateur du BAC, l’ensemble d’ambassadeurs représente des citoyens de la capitale, de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Il s’agit, selon lui, de 45 hommes et femmes de médias, de 50 élèves de 10 écoles, de 10 chefs d’établissements scolaires, de 40 religieux, de 30 personnalités politiques, d’une vingtaine de professeurs et de médecins, d’une trentaine de dirigeants de mouvements associatifs de la Société Civile.
Intervenant sur le thème ‘‘Pourquoi une ligue d’Ambassadeur pour les bonnes manières et le changement de mentalités ?’’, Jean-Marie Ntantu Mey a tenu à expliquer la quintessence de cette plateforme qu’elle a officiellement lancée. D’après le promoteur du BAC, ‘‘cette ligue est mise en place afin que la campagne sur l’éthique, les bonnes manières et le respect des engagements, amorcée il y a une année, soit pérenne et atteigne plusieurs couches de la population dans les quatre coins du pays’’.
Renforcer les cours d’éducation civique
D’après ce pédagogue, c’est par l’éducation qu’il faut préparer un bon citoyen en vue d’opérer en lui le changement. D’où, la nécessité de renforcer les cours d’éducation civique et d’éducation à la vie, fait-il remarquer. ‘‘Il faudrait, pour ce faire, conférer à ces cours la même pondération que les cours de français, de mathématique et des cours d’option, pour remédier aux antivaleurs dont souffre le pays’’, a-t-il insisté.
«Concrètement parlant, nous avons annoncé l’élaboration des modules d’éducation civique et morale. Des modules d’éducation à la vie pour les enfants et les jeunes, et des modules de sensibilisation pour les différents secteurs professionnels. En l’occurrence, les motocyclistes, les taximen, les policiers de roulage, les hommes et femmes de médias, les magistrats, les médecins, les infirmiers, les enseignants…», souligne Ntantu Mey
Changement des mentalités
L’orateur s’est aussi appesanti sur le changement des mentalités qu’il a défini comme un processus. D’autant qu’il implique une prise de conscience à tous les niveaux de la part des dirigeants, appelés à montrer l’exemple.
Coordonnateur national des écoles catholiques, l’abbé Noël Ntungu s’est appesanti sur les bonnes manières et le changement des mentalités dans les milieux scolaires. Convaincu que l’école est un milieu sensible, il recommande l’éducation comme voie de salut. Selon lui, le pays a besoin d’une nouvelle approche éducative, de la part de tous les acteurs.
Pour Jean-Paul Mulyanga Kabumbanyungu, Directeur de BLP, le respect de l’éthique est capital dans la fiscalité. D’après lui, les bonnes manières et le changement des mentalités ne peuvent porter des effets sans la participation citoyenne, la participation de tous dans la gouvernance du pays.
Aux dires de Jean-Marie Ntantu Mey, 250 personnes ont déjà reçu le diplôme de bonnes manières à travers le pays et à l’étranger. D’autres l’ont reçu pendant la cérémonie. Elles vont, dès lors, travailler pour la vulgarisation et le maintien de ces bonnes pratiques dans leurs milieux ambiants.
C’est dans cette optique le BAC et la Commission épiscopale de l’éducation Chrétienne (CEEC/CENCO) vont bientôt organiser des séances d’entretiens avec les autorités du pays et animer des séminaires pour permettre à chaque ambassadeur de s’approprier cette philosophie. Yves KALIKAT