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29% de Congolais ne savent ni lire, ni écrire et compter
29% de Congolais ne savent ni lire, ni écrire et compter. C’est ce qu’ont déclaré le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale Modeste Mutinga, le chef de section éducation à l’UNESCO Saip-Sy et la représentante de l’UNICEF. Cette déclaration intervient à l’occasion de la cérémonie de célébration de la journée internationale de l’alphabétisation édition 2022 à Kinshasa, célébrée sous le thème: « Transformer les espaces d’apprentissage d’alphabétisation« .
Le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, s’est appesanti sur l’importance de l’alphabétisation en tant que facteur de développement, de dignité et de droits de l’homme.
D’après lui, cette célébration offre particulièrement l’occasion aux acteurs du sous-secteur de l’éducation non formelle d’évaluer leur stratégie en vue de faire progresser l’agenda de l’alphabétisation vers une société pluriculturelle au sein de laquelle la grande majorité de la population sait lire, écrire et compter.
La journée internationale de l’alphabétisation constitue pour le ministère des Affaires sociales, un temps d’arrêt pour faire le bilan et planifier les actions à court et moyen terme, a indiqué Modeste Mutinga.
Le « Warrior » du Gouvernement Sama Lukonde a lancé un vibrant appel à tous les ministères sectoriels membres du groupe thématique éducation. A savoir: Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Enseignement Supérieur et Universitaire, Formation Professionnelle et Métier, Jeunesse et Initiation à la Nouvelle technologie, Nouvelle citoyenneté et Cohésion nationale…
Il a prié les animateurs de ces secteurs de continuer à travailler en synergie avec le ministère des Affaires sociales pour la réalisation du programme gouvernemental en matière de l’éducation.
Parlant au nom du représentant de l’UNESCO, le chef de section éducation à l’UNESCO, Saip-Sy, a affirmé que l’alphabétisation devrait être la pratique de la liberté, le moyen par lequel les hommes et les femmes abordent la réalité de manière critique et créative et découvrent comment participer à la transformation de leur monde.
En 1979, rappelle-t-il 68 % de la population mondiale savaient lire et écrire. En 2020, ce chiffre s’élevait à 86,7%. Malgré ces progrès, 771 millions de jeunes et d’adultes dans le monde ne possèdent toujours pas les compétences élémentaires en lecture et en écriture parmi lesquels 60 % de filles et de femmes.
Étant une cause qui concerne tout le monde, Saip-Sy, a invité tous les acteurs de l’éducation, et au-delà à se mobiliser afin que l’idéal d’une société entièrement alphabétisée devienne un peu plus, une réalité en vue de contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.
Par ailleurs, la représentante de l’UNICEF, a noté que le taux d’analphabétisme est de 29% dont 45% sont des femmes et 25% des hommes.
Avant de poursuivre qu’en lien avec les objectifs de développement durable 4 nous pouvons réfléchir à comment assurer l’accès à tous à une éducation de qualité, sous un même pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.
Aux dires de la représentante, l’éducation non formelle doit donc occupée la place qu’elle mérite en vue de pouvoir permettre aussitôt aux citoyens de développer leur capacité pour être utile à eux-mêmes et leur pays.
Au regard du thème de la célébration de cette année, la représentante a invité les partenaires à profiter de cette rencontre pour mutualiser nos efforts et optimiser les ressources disponibles afin de soutenir le Gouvernement dans sa vision pour l’accomplissement des droits à l’éducation des citoyens congolais. Tricya MUSANSI