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245 policiers spécialistes renforcés en capacité sur la sécurité dans les sites miniers et la lutte contre le trafic illicite de minerais
La sécurité des sites miniers ainsi que la lutte contre le trafic illicite de minerais ont été au cœur d‘une formation de deux cent quarante-cinq agents de la police, dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.
« Cette session de renforcement des capacités afin d’assurer la gestion de la sécurité dans et autour des sites miniers, entre dans le cadre de la phase 2 du projet « Police des Mines » réalisé grâce au financement du Gouvernement des Etats-Unis et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)« , rapporte un communiqué de l’ambassade des USA.
«Je suis heureux de savoir que les policiers formés dans mon école ont acquis des connaissances sur le respect des droits de l’homme et l’encadrement des enfants dans les mines ainsi que la coopération avec d’autres services miniers», a déclaré le colonel Temetu Elali-Jean, directeur de l’Ecole de police «Jules Moke», lors de la cérémonie de clôture de cette formation. Tout en exprimant sa satisfaction de l’appui de l’ambassade des Etats-Unis au projet. «La réfection totale de l’école Jules Moke lui offre une bonne visibilité. L’Ecole est devenue propre et présentable. L’établissement vit désormais. Même les autorités provinciales nous envient», renchérit-t-il.
Les policiers fraichement formés, ont apprécié, à leur juste valeur, les enseignements reçus. «Je suis fier de faire partie de cette formation. Car, j’avais réellement des lacunes sur les notions de police des mines et hydrocarbures. Grâce à cette formation, j’ai compris que les femmes enceintes et les enfants ne doivent pas travailler dans les sites miniers. A ce jour, je sais aussi comment fonctionne la chaine d’approvisionnement des minerais. Cela me permettra de mieux effectuer la traçabilité des minerais», a témoigné Jalo Kiza Charles, agent de police.
Plusieurs matières ont soutenu ces formations de trois mois. La lanterne des apprenants a été éclairée, notamment sur la législation minière, le commerce et l’exploitation régulière des minerais, les infractions minières et le trafic illicite des minerais. S’ajoutent à cela, le processus d’enquête pour les infractions minières, les principes de la police de proximité, la police administrative et judiciaire, les opérations de contrôle des foules, les droits de l’homme et la déontologie policière.
Installation des systèmes d’approvisionnement en eau
En outre, les policiers ont aussi été formés sur la lutte contre le travail illicite des enfants, les violences sexuelles basées sur le genre. En plus des matières énumérées ci-dessus, les 245 policiers ont également suivi un module de formation sur le protocole de l’organisation et de la mission des escadrons de la police des mines en insistant sur le rôle de la police dans la lutte contre le travail des enfants dans la chaine d’approvisionnement en minerais.
Au terme de cette deuxième phase, 493 policiers (248 à la phase 1 et 245 à la phase 2) auront bénéficié de ces sessions de renforcement des capacités afin d’assurer la gestion de la sécurité dans et autour des sites miniers.
Mis à part la formation des policiers, quatre nouveaux commissariats dédiés aux escadrons des mines sont en cours de construction à Butembo, Lubero, Numbi et à Katogota. Ces ouvrages seront équipés et mis à la disposition des unités nouvellement formées et déployées. A côté de ces infrastructures, des systèmes d’approvisionnement en eau seront mis en place pour faciliter à la population locale l’accès à l’eau potable et aux services de la Police des Mines. Ces effets multiplicateurs du projet contribuent également au rapprochement entre la population et la police.
On rappelle qu’en 2021, quatre bâtiments neufs avaient déjà été mis en service à l’issue de la première phase du projet au Nord et au Sud Kivu. Fyfy Solange TANGAMU