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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Guéguerre ESURI-CNOM : Vivement un dialogue et à la responsabilité pour éviter l'imbroglio
Après publication par le Conseil national de l'ordre des médecins(CNOM), de 17 établissements universitaires autorisés à organiser la filière médecine, la ministre de l'Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURI), Mme Marie-Thérèse Sombo vient de réagir en rejetant la liste des facultés de médecine dites viables en RDC. Selon elle, cette mesure est illégale parce que le CNOM "n'a pas qualité d'effectuer une telle démarche". Celle-ci étant la prérogative exclusive de son ministère en matière d'agrément universitaire.
Du côté du CNOM, on fait savoir que le souci est d'assurer la qualité des médecins inscrits à son tableau. C'est ce qui justifie la décision de cette ASBL, de sélectionner les facultés dispensées du test préalable à l'inscription au Tableau de l'ordre des médecins.
Cependant, des experts en Santé publique pensent que cette controverse met à jour la sempiternelle tension entre régulation académique et professionnelle. Mais pour la population, ce débat ne devrait pas cristalliser l'attention de deux parties. Il est vrai que la santé est un secteur hautement sensible et qu'il n'est pas permis à n'importe qui de s'y aventurer. Pour preuve, combien de cas d'erreur médicale n'a-t-on pas enregistrés et qui ont conduit aux décès des patients? Là où le CNOM tient à la qualité, le gouvernement s'intéresse à la quantité.
Absence d'une coordination claire entre acteurs
À analyser de près cette situation, il appert que cette confusion des compétences traduit un problème récurrent de gouvernance dans le secteur éducatif et médical congolais. Il s'agit de l'absence d'une coordination claire entre acteurs, au détriment de la lisibilité pour les étudiants et la crédibilité des institutions.
Vu sous cet angle, le vrai débat ne devrait pas se situer à ce niveau. Le ministère de l'ESURI et le CNOM sont invités à se retrouver autour d'une table pour dégager les voies et moyens de crédibiliser l'enseignement de la filière de médecine. Suivant certaines statistiques, les médecins sortis notamment de l'Université de Kinshasa, sont bien appréciés là ils prestent en dehors du pays. Ils se sont "exilés" à cause de mauvaises conditions de travail en RDC.
Par ailleurs, les nantis congolais se font vite transférer sous d'autres cieux pour suivre des soins de santé de qualité, dénigrant ainsi nos structures sanitaires et la qualité de nos soignants. C'est pourquoi, le syndicat national des médecins (Synamed) et d'autres syndicats, ainsi que le CNOM devraient concentrer leurs efforts dans la lutte contre leurs mauvaises conditions de travail et le manque d'équipements modernes pour leur meilleure prestation. La guéguerre entre les deux partenaires ne bénéficie nullement à la population, qui n'a que besoin d'être soignée dans de meilleures conditions et par des médecins compétents. En conséquence, la seule voie de sortie de cet imbroglio consiste en des échanges fructueux .
Muke MUKE