Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
Grève des conducteurs à Kinshasa : le gouvernement invité à imposer son autorité
Les conducteurs de taxis -bus ont décidé de déclencher une grève hier lundi 16 mars, pour protester contre les tracasseries que les éléments de la police spéciale de circulation routière (PCR) et les agents du ministère provincial des Transports et Voies de communication leur font subir. Ces derniers sont déployés sur les artères pour le contrôle technique, des vignettes et autres documents indispensables pour circuler librement.
Même s'il faut stigmatiser les impairs des agents publics commis à cette tâche, il y a lieu de reconnaître néanmoins que les conducteurs de véhicules de transports en commun affichent un comportement répréhensible qui mérite des sanctions exemplaires. La plupart circulent sans documents requis. Le respect du code de la route constitue le cadet de leurs soucis. Ils fixent les tarifs de transport selon leur gré, sans tenir compte de ceux fixés par l'autorité urbaine. Ce sont des véritables inciviques dont le mauvais comportement devrait préoccuper l'État.
En tout état de cause, la responsabilité du gouvernement est grande dans cette situation déplorable que nous connaissons. Il y a principalement l'indolence des agents de l'ordre qui, au lieu de s'acquitter correctement de leur mission, s'adonnent à des pratiques honteuses. La conséquence est que les chauffeurs n'ont aucune considération envers eux. C'est pourquoi, ils se permettent n'importe quoi.
UNE SOCIETE DE TRANSPORT CREDIBLE
Pour mettre fin à cet imbroglio causé par ces personnes au comportement indigne, la solution idoine pour le Gouvernement consiste à mettre en place une société de transport en commun capable de répondre au besoin de déplacement des millions de Kinois.
En principe, il faut au moins 1500 bus pour que la population de la capitale circule à l'aise, sans endurer le martyr qu'elle affronte depuis des lustres. Malheureusement, aucune entreprise étatique de transports en commun n' a été couronnée de succès. De la Société des transports kinois ( STK) à actuellement Transports au Congo ( Transco), en passant par l'Office des transports en commun au Zaïre (OTCZ), Tranzam,City Train, Société des transports zaïrois (Sotraz) , toutes ont fini par mettre la clé sous le paillasson.
Le projet "Esprit de Vie" qui aurait pu être une solution idéale n' a pas été non plus satisfaisant, les clients qui ont obtenu des crédits n' ayant pas respecté les engagements souscrits.
En tout état de cause, pour sortir définitivement de cette ornière, la création d'une société étatique de transports en commun s'avère plus qu'indispensable. Car, dès lors que les privés dans le secteur très stratégique auront en face d'une forte concurrence, ils vont changer de comportement. Ils ne se permettront pas de décréter une grève comme ils l'ont fait hier lundi, préjudiciant lourdement les citoyens lambda et paralysant plusieurs activités économico-socio-culturelles.
Muke MUKE