Dernière minute
Société
" Ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse !", enseigne cette sagesse biblique qu'un anonyme a voulu bien nous rappeler. Ce verset biblique est tiré du 9ème verset, chapitre 32ème du livre de Job.
Trois versions en parlent: " Ce n'est pas l'âge qui procure la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les contours de l'entrée inaugurale de la République démocratique du Congo sur le marché international des capitaux, couronnée par une levée de fonds à hauteur de 1,25 milliard de dollars étaient…
Étranger
La République de l’Équateur a réaffirmé, vendredi, son soutien à l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, la qualifiant de la seule solution sérieuse, crédible et réaliste au…
Nation
Une quinzaine de migrants expulsés des États-Unis ont atterri aux premières heures de ce vendredi 17 avril à Kinshasa, selon leur avocate. Cette opération s’inscrit dans le cadre des accords…
FPI : les 100 jours de métamorphose…
*Sous l'impulsion du DG Ntumba et de son adjoint Mastaky, l'appui à la production nationale et à la transformation industrielle prend un nouvel élan.
Le Fonds de Promotion de l'Industrie (FPI) amorce un nouvel élan. Depuis l'entrée en fonction du nouveau comité, le 11 août 2025, on observe des signes annonciateurs du changement, révèlent des proches de cette entreprise. Chapeauté par Hervé Claude Ntumba Batukonke, le Directeur Général, et Blaise Mastaky Birindwa, le Directeur Général Adjoint, l'équipe dirigeante suscite beaucoup d'espoir. Pour preuve, leur feuille de route redonne au FPI sa première vocation. Celle qui consiste à financer la production nationale et la transformation industrielle pour limiter les importations et soutenir l'économie.
"Le FPI que nous voulons construire ensemble sera une institution moderne, performante, robuste et responsable. Fini le statu quo ! Place à une gestion orientée vers la performance, l'efficacité, la transparence et la redevabilité", a déclaré Hervé Claude Ntumba Batunkoke le jour de la passation de pouvoirs, posant ainsi les jalons de l'alternance.
Dès les premières semaines, le mot d'ordre était clair : évaluer, mesurer, réformer et transformer. Quatre axes prioritaires dont le recouvrement des créances, la digitalisation, la planification stratégique et la consolidation des partenariats nationaux et internationaux, constituent les premiers chantiers du nouveau management.
L'orthodoxie financière à tout prix
Déterminé à garantir une gestion saine, le DG Batukonke fait de la discipline financière son cheval de bataille. Ainsi, se veut-il intransigeant sur le recouvrement. "Toutes les créances, sans exception, seront recouvrées", martèle-t-il.
Soucieux de fructifier le portefeuille du FPI, le DG Batukonke active un mécanisme renforcé de suivi des prêts et veille à ce que chaque remboursement devienne une opportunité de financement de nouveaux projets.
Le nouveau leadership met, dès lors, le curseur sur le financement des activités rentables qui ont un impact positif sur l'économie nationale, sur la création des chaînes de valeurs locales et des emplois ainsi que sur l'intégration des standards internationaux de gouvernance.
Réformes internes et modernisation
Les cent premiers jours du binôme Ntumba - Mastaky marquent aussi une transformation interne. La digitalisation, conduite avec la firme tunisienne SIGA, prend une vitesse de croisière. Ce projet permettra au FPI d'automatiser ses processus de gestion en les rendant transparents et rapides.
Aux dires de Stéphane Tshitende, Directeur des Systèmes d'Information du FPI, "la numérisation est une révolution dans la manière même de travailler et une passerelle vers la performance".
Pour le DG Hervé Claude Ntumba Batukonke, performance rime avec la discipline, la ponctualité, l'assiduité au travail et surtout le rendement. Il ne fait pas cavalier seul. Il compte et s'appuie sur le travail de chaque employé. Une marque de considération, d'estime et de valorisation des ressources humaines. Un manager qui inspire confiance par sa proximité avec le personnel.
Plan d'actions triennal 2026 - 2028 : une boussole
Le FPI a réuni ses agents et cadres autour d'un atelier organisé au mois d'août à Kinshasa pour définir le Plan d'Actions Triennal 2026 - 2028. Une occasion propice pour faire une évaluation, une introspection, une rétrospective et une prospective.
"D'où vient le FPI, où va-t-il et quelles sont les actions à mener pour les trois prochaines années ?", doit-on se poser au quotidien. Ce plan servira désormais de boussole pour toutes les interventions du FPI, assorties d'un mécanisme de suivi-évaluation permanent.
Inspection, vérification, suivi et évaluation des projets financés
Plusieurs projets financés par le FPI à Kinshasa et en provinces ont été visités par la Présidente du Conseil d'Administration, Vicky Katumwa Mukalay, et le DGA Blaise Mastaky.
Le DGA a entamé la ronde d'une quinzaine d'entreprises à Kinshasa et à Kolwezi pour voir si les crédits ont été réellement affectés pour la transformation industrielle et seront remboursés dans les délais convenus. Ces descentes vérifient également en amont, les investissements qui sollicitent des crédits auprès du FPI.
Au Katanga, des projets emblématiques tels que MES, Congo Câbles, Rainbow et Kaarl Brothers, financés par le FPI, sont devenus des modèles d'intégration industrielle et de réussite. Lors de son séjour à Kisangani, Blaise Mastaky a pris langue avec bien d'entrepreneurs qui demandent l'accompagnement du FPI.
Les échanges avec les gouverneurs de l'Équateur et de la Tshuapa traduisent la volonté d'une industrialisation décentralisée et équilibrée. Dans le Haut-Uélé, beaucoup d'entrepreneurs sollicitent le soutien du FPI pour leurs activités. Après l'incendie de plusieurs menuiseries à Delvaux, le FPI et le FOGEC unissent leurs efforts pour financer les ébénistes. Une réponse à la promesse du Chef de l'État, Félix Tshisekedi.
Le FPI mise également sur l'innovation technologique nationale, à l'instar du Conseil Congolais de la Batterie et de Kim Engineering avec son projet Kim-Box, une invention 100 % congolaise pour sécuriser les installations électriques.
Kim-Box concilie technologie, emploi et utilité publique. De telles initiatives ont poussé le FPI à la mise en place du programme "Vijana" pour les jeunes et les femmes qui bénéficient d'un taux d'intérêt préférentiel de 4% et d'un délai de grâce de 12 mois pour le remboursement.
Diplomatie économique et partenariats internationaux
Sur la scène internationale, les 100 premiers jours ont placé le FPI au cœur des grands rendez-vous. A New York, le DG Batukonke a accompagné le Président Félix Tshisekedi à la 80ème Assemblée générale de l'ONU, tenue en octobre. Il a multiplié les échanges avec des investisseurs américains, en marge des activités politiques.
A Washington, il a participé au forum "DRC Digital Nation 2030" et à la conférence de George Washington University où il était intervenu avec un message fort : "Transformons le potentiel en progrès et les promesses en actions". Depuis cette conférence, les grandes firmes et les fonds d'investissement internationaux frappent chaque semaine à la porte pour nouer des alliances avec le FPI.
A Bruxelles, le DGA Mastaky a exploré avec la société Turbulent les possibilités d'installer des microcentrales hydroélectriques en RDC en appui au protocole FPI-ANSER. Ce partenariat illustre la nouvelle approche, conciliant réduction du déficit énergétique et industrialisation. Le DGA s'est aussi rendu à Singapour pour nouer des alliances stratégiques.
Le FPI renforce aussi sa coopération avec des partenaires clés dont la Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale, avec la Banque Africaine de Développement et les autres institutions financières internationales qui manifestent leur engagement à soutenir les industries congolaises.
Forum Europe - Afrique : la RDC mise en exergue
Le DG Batukonke travaille au quotidien sur la levée des fonds au niveau international et le co-financement des projets avec les institutions financières de renom.
La PCA Vicky Katumwa a porté haut la voix du FPI au Forum Europa-Africa Investment, tenu le mois dernier à Bruxelles, avec un message limpide : "Investir en RDC, c'est miser sur un marché de 100 millions de consommateurs au cœur de l'Afrique…".
Une nouvelle dynamique pour l'avenir
De Kinshasa à Washington via Bruxelles, du Haut-Uélé au Katanga, en passant par le Kongo-Central, le Grand Kasaï et le Sud-Ubangi, les 100 premiers jours du binôme Batukonke - Mastaky est prometteur. Le FPI se renforce, se crédibilise et s'ouvre au monde.
L'institution modernise ses outils de gestion et de gouvernance, élargit son assiette de financement et s'affirme comme un partenaire stratégique du développement industriel du pays.
"Nous devons bâtir un FPI qui inspire confiance, soutient la production nationale et accompagne chaque Congolais dans la transformation du pays", avait déclaré Hervé Claude Batukonke lors de sa prise de fonction. "L'Afrique ne doit plus être perçue comme un risque, mais comme une opportunité", avait, pour sa part, renchéri Blaise Mastaky.
Zone Economique Spéciale Kin Malebo, un projet prometteur
La Zone Economique Spéciale Kin Malebo à Kinshasa a contacté le FPI pour un crédit mais aussi pour une prise de participation. Une proposition qui rejoint l'ambition du DG Batukonke qui a effectué récemment une descente dans la commune de la Nséle pour évaluer l'état d'avancement des travaux. Constat ? Le développeur et aménageur du site, la firme ARISE RDC a réalisé 80 % des travaux et plusieurs entreprises s'y installent déjà.
Le FPI est impliqué dans la relance des actives de plusieurs compagnies telles que Congo Airways dont il est actionnaire, la Cimenterie Nationale, les Lignes Maritimes Congolaises, la Congolaise des Voies Maritimes et l'Office Congolais des Postes et Télécommunications.
Le FPI soutient aussi l'innovation technologique à l'instar du Conseil Congolais de la Batterie. Car, l'innovation appelle le financement qui, à son tour, crée des emplois et la compétitivité. Selon le DG Hervé Claude Ntumba Batukonke, le potentiel et les promesses doivent être traduites en progrès pour une prospérité partagée.
Yves KALIKAT