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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Finances publiques : La cheffe du Gouvernement lance les activités de rationalisation de la parafiscalité
* Pour sa part, Doudou Fwamba salue la mise en œuvre de cette réforme urgente.
Le fonctionnement de la Commission interministérielle permanente chargée de la rationalisation de la parafiscalité (COPIRAP) est désormais une réalité depuis ce jeudi 04 septembre. Au nom du Chef de l'État, Félix Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa a procédé au lancement officiel des travaux de cette commission au cours d'une cérémonie organisée conjointement par la Vice-Primature, ministère du Budget, et le ministère des Finances.
S'exprimant à cette occasion, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a rappelé les orientations du Président de la République, qui avait recommandé au Gouvernement, lors de la 42ème réunion du Conseil des ministres du 2 mai 2025, de prendre des mesures urgentes pour assainir les finances publiques : "Je ne saurais entamer mon allocution sans rendre hommage au Président de la République pour ses orientations éclairées appelant à une réforme urgente de la parafiscalité congolaise, qui ont conduit à la création de la COPIRAP".
Revenant sur la problématique de la prolifération des taxes parafiscales, le ministre a insisté sur la nécessité d'une réforme courageuse et concertée : " Aujourd'hui, l'on dénombre plus de 240 organismes bénéficiaires et plus d'un millier d'actes parafiscaux. Cette multiplicité alourdit le climat des affaires et réduit la compétitivité de notre économie. La COPIRAP devra apporter des réponses claires et durables à cette situation", a-t-il fait remarquer.
A entendre l'argentier national, la COPIRAP aura pour mission de suivre, évaluer et réformer la parafiscalité congolaise, dont la prolifération des taxes et redevances pèse sur les entreprises et alourdit le climat des affaires. On dénombre aujourd'hui plus de 240 organismes bénéficiaires et plus d'un millier d'actes parafiscaux, ce qui rend le système fiscal complexe et peu lisible.
En dotant le pays de cet instrument de réforme, le Gouvernement entend renforcer la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques, a-t-il justifié. La COPIRAP travaillera à dresser l'inventaire des perceptions existantes, à en évaluer la pertinence et à proposer une rationalisation consensuelle. Elle s'inscrit dans le cadre des engagements pris par la RDC auprès de ses partenaires, dont le Fonds Monétaire International (FMI), a rappelé Doudou Fwamba.
Avec ce lancement, le Gouvernement Suminwa II envoie un signal fort : la rationalisation de la parafiscalité devient un levier essentiel pour améliorer la compétitivité économique, simplifier l'environnement des affaires et optimiser les ressources au service du développement national, a conclu le Ministre de Finances.
Mathy MUSAU