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Fin de la grève dU personnel non médecin et des administratifs : Le gouvernement répond enfin aux préoccupations des grévistes
Après plusieurs mois de grève, le personnel non médecin et les administratifs des hôpitaux publics de l’Etat ont décidé de mettre fin à leur mouvement. Selon le porte-parole du syndicat dudit personnel, le travail reprend ce lundi 6 novembre dans toutes les formations hospitalières du pays. Cette levée de la grève se justifie par le fait que le gouvernement a répondu favorablement à certaines des préoccupations des grévistes. Il s’agit de la mécanisation de 11.000 infirmiers impayés et de la paie supplémentaire de la prime de risque.
Cependant, le syndicat de cette catégorie du personnel de l’Etat demande au gouvernement de mettre en œuvre des solutions à d’autres revendications contenues dans leurs cahiers de charges, notamment la promotion en grade des agents qui le méritent et l’attribution des numéros matricules de la Fonction publique aux nouvelles unités.
Il est regrettable que, chaque fois, que les médecins et leurs auxiliaires entrent en grève, les conséquences sont fâcheuses pour les malades. Le taux de mortalité augmente et les tracasseries contre les garde-malades prennent de l’ampleur, au point que ceux qui font le service minimum monnaient leurs prestations, alors qu’ils acceptent de plein gré ce service.
Par ailleurs, il y a lieu de stigmatiser la manière dont les hôpitaux de l’Etat fonctionnent. La plupart des médecins ont ouvert leurs polycliniques privées où ils oeuvrent à cœur joie. Ils y passent le plus clair de leur temps, alors que là où ils sont rémunérés mensuellement, ils ne sont que de passage, le temps de consulter quelques malades. C’est aussi vers là qu’ils orientent les malades qu’ils prennent en charge dans les hôpitaux publics, lorsqu’il s’agit d’un cas spécial ou des examens médicaux spécialisés.
En outre, leurs horaires de travail sont plus qu’élastiques. Certains sont programmés juste pour deux jours où, comme nous venons de l’indiquer, ils ne passent que quelques heures. D’autres ont tout simplement déserté leurs cabinets pour laisser la charge aux jeunes médecins qui, faute d’expérience, tâtonnent souvent pour poser un diagnostic. Que peuvent faire ces jeunes médecins, malgré leur bonne volonté?
Quant aux infirmiers et infirmières, ils refusent souvent de toucher aux malades qui n’ont pas d’argent. Comme pour les médecins qui foulent aux pieds le serment d’Hippocrate, les infirmiers mettent dans le placard le serment de Florence Nightingale.
L’heure est venue de mettre fin à cette incurie dans le secteur de la santé. Pour ce, le ministère de tutelle est invité à organiser des pourparlers avec le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et le Syndicat national des médecins (Synamed) pour une ligne de conduite claire à prendre.
Les médecins seront appelés à opérer un choix : soit prester dans leurs centres hospitaliers privés, soit dans les hôpitaux publics de l’Etat. En tout cas, pas les deux à la fois. Muke MUKE