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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Fanatisme religieux à l'extrême, Une adepte de l'Ecuse totalise 35 ans sans se laver ni se brosser les dents !
"C'est mon vœu, ma foi en mon guide spirituel qui me tient. Je ne ressens aucun besoin de me laver depuis ce jour-là". Telle est la révélation faite par Mme Néné Luwawu. Depuis 1989 soit 35 ans déjà, la dame affirme avoir vécu sans se laver ni se brosser les dents pour un vœu spirituel.
D'origine angolaise, Néné Luwawu Mpemba laisse entendre qu'elle a pris cette décision extrême quand elle était âgée de 18 ans. Ce choix, renchérit-elle, résulte de sa guérison d'une maladie grave, à la suite de quoi elle a adhéré à l'Eglise chrétienne Union du Saint-Esprit (Ecuse). Depuis lors, elle s'est mise au service du prophète Tata Gonda Wasilua Wangi, qu'elle prend pour son guide spirituel.
Pour elle, elle considère cette absence totale d'hygiène corporelle conventionnelle sur plus de trente ans, non pas comme une négligence, mais comme un "sacrifice", un acte de jeûne, d'humilité et de foi profonde, commencé depuis 1989.
Quelle que soit la motivation, soit- elle d'ordre spirituel, se priver de la douche et de l'hygiène des dents, est un acte incompréhensible. Comment, dans un pays, à l'instar de la RDC, où la chaleur dépasse de fois 35 degrés, un être vivant peut-il passer plusieurs années sans se laver ? A-t-elle un compagnon de vie ? Comment celui-ci peut-il supporter l'odeur et l'haleine que dégage celle avec qui il passe la nuit, et ce, pendant plusieurs décennies ? En tout cas l'ambiance doit être invivable et le climat morose dans ce couple.
Ecuse, une communauté extravagante
En plus, la tenue vestimentaire faite des sacs imposée aux adeptes de cette église que d'aucuns assimilent à une secte, et l'interdiction de port des chaussures, font de l'Ecuse une communauté extravagante. En dépit des dangers qu'ils courent en parcourant de longues distances pieds nus sur des routes avec tout ce qu'elles peuvent comporter de dangereux (cailloux, pierre, épines…), les partisans de Tata Gonda, forts de leur foi inébranlable, n'expriment aucune crainte. Il ne peut en être autrement dans une région où le mysticisme et les pratiques spirituelles ancestrales sont fortement ancrés
D'ailleurs, pour le cas de Mme Néné Luwawu Mpemba, ses coreligionnaires la considèrent comme un symbole de dévotion inébranlable.
Pour rappel, le fondateur de cette Eglise, Tata Gonda, avait annoncé, avant sa mort, sa résurrection après trois jours. Pendant son deuil organisé dans la salle du zoo à Kinshasa, où s'étaient amassés plusieurs de ses fidèles, sa prophétie ne s'était pas réalisée. Son corps a dû être transporté au Kongo Central d'où il était originaire. Malgré cette déception, des adeptes fortement ancrés dans leur foi continuent toujours à jurer au nom de l'Ecuse. Quand le fanatisme religieux nous tient, rien ne peut ébranler cette foi-là.
Muke MUKE