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Face à la menace qui pèse sur la RDC : Les Congolais obligés de sortir de leur inconscience
La menace de déstabilisation qui pèse sur la RDC est réelle. Ce n’est pas une utopie. Pour défendre leur nation en danger, les Congolais sont obligés de sortir de leur inconscience et de se faire hara-kiri. Qui veut manger des omelettes doit casser les œufs, enseigne une sentence. Il est aussi vrai que le poisson commence toujours à puer par la tête. En conséquence, les autorités du pays sont invitées à modifier leur manière de gouverner pour servir d’exemple. S’il faut qu’elles prennent des décisions, aussi impopulaires soient-elles, pour susciter une prise de conscience nationale, elles ne doivent pas tergiverser.
Dans plusieurs pays, il est par exemple exclu d’ouvrir des débits de boissons avant la fermeture des bureaux. Tel n’est pas le cas en RDC. Ici les gens se déversent dans ces lieux d’ambiance tôt le matin pour y rester jusqu’aux petites heures. On se demande quand ils travaillent pour le développement de leur pays.
Pour montrer que ce sont les autorités qui influencent la conduite de leurs administrés, on peut prendre à titre indicatif le cas des défunts présidents camerounais Amadou Haidjo et congolais Mobutu Sese Seko. Alors que le premier avait mobilisé ses concitoyens autour du travail de la terre en leur faisant comprendre que «Dieu n’a donné au Cameroun ni or, ou cobalt, encore moins le zinc, ni diamant, et que celui qui ne touchera pas à la terre, va disparaître et mourir», à l’opposé, le second quant à lui, a poussé les siens à la jouissance. Il leur a déclaré :
À l’opposé, feu le préside: « Heureux le peuple qui chante et qui danse« . Deux logiques diamétralement opposées.
En intériorisant le mot d’ordre de leur dirigeant, et en le mettant en pratique sans faille, les Congolais sont en train d’en payer aujourd’hui les frais. C’est pourquoi, les Congolais de la diaspora sont étiquetés BMW c’est-à-dire beer, music, women. Traduisez en français: bière, musique, femmes. Cela dit tout.
L’heure est venue pour les Congolais de cesser d’être la risée du monde et de bâtir une nation forte, prospère, respectée et respectable. Il est donc temps que les dirigeants congolais prennent des mesures devant inciter les populations au travail, surtout au travail productif de la terre.
Une autre étiquette collée aux Congolais est qu’ils sont des créateurs des Eglises. Cela est vrai lorsque l’on compte le nombre des lieux de prière dans la seule ville de Kinshasa où l’on en dénombre plusieurs dizaines dans chaque quartier. Le comble est que les enseignements qui y sont dispensés ne tournent en grande partie qu’autour de la prospérité. Peu d’hommes dits de Dieu prêchent la conversion des esprits pour la transformation de la société. Faut-il encore stigmatiser les longues heures que les Congolais consacrent à des prières pour solliciter le mariage, l’emploi, le voyage, et que sais-je encore. Le problème dans ce secteur ne concerne pas seulement le pullulement des Eglises, mais surtout le manque de leur implication dans les œuvres de développement du pays. Les offrandes de leurs nombreux fidèles sont plus utilisées pour les intérêts des fondateurs que pour les actions de promotion communautaires.
Instaurer la dictature de la loi
Pour remettre les Congolais sur le droit chemin et leur faire comprendre conscience de leurs responsabilités, le gouvernement n’a pas d’autres choix que d’imposer le respect strict de la loi. Lex dura sed lex c’est-à-dire la loi est dure, mais c’est la loi.
Au nombre des lois qu’il importe de faire appliquer, il y a la loi sur les nuisances sonores, l’interdiction d’occupation des servitudes publiques, la vente des drogues et autres stupéfiants qui favorisent la délinquance juvénile.
La répression des actes illicites ne doit pas se négocier tant l’inconscience des Congolais a atteint le paroxysme, car entre-temps les ennemis de la RDC en profitent pour mettre en œuvre leur plan machiavélique de balkanisation de ce pays.
En tout état de cause, les Congolais à tous les niveaux sont obligés de prendre conscience de la descente aux enfers de leur patrimoine commun et surtout de la menace de déstabilisation. C’est pourquoi, ils sont condamnés à devenir des hommes nouveaux pour ne pas disparaître de la face de la terre. Muke MUKE