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Etats généraux de la justice : le ministre Mutamba rassure, les syndicats des magistrats redoutent
Est-ce qu’un combat des Horaces et Curiaces ou une simple incompréhension dont la fin serait souhaitable ? Les attaques entre le ministère de la Justice chapeauté par le ministre Constant Mutamba et le banc syndical de la magistrature (Synamac, Jusi, Synchremac, Symco) ne font que se multiplier et attirer l’attention de toute la communauté congolaise.
Même dans le combat des Horaces et Curiaces, le dernier coup donné par l’unique Horace au tout dernier curciace avait mis fin aux multiples atrocités qui existaient entre les Romains et les Albains. Mais quelle sera la circonstance qui mettra les magistrats et le ministre de la Justice autour d’une même table aux fins de fumer le chalumet de la paix ? s’interroge un analyste congolais.
Le lundi 11 Novembre, alors que le secteur de la justice essaie de revêtir de sa plus belle robe par l’organisation de la grande activité : » les états généraux de la justice » inaugurés par le Président de la République, magistrat suprême, la réunion des syndicats se tient pour exprimer leur indignation par voie d’un communiqué de presse dûment signé.
L’on peut déduire de ce communiqué que la représentation des magistrats se dit ne pas être considérée par ces assises ni comme organisateurs moins encore comme participants activement.
Quelle est l’incidence d’une telle revendication ?
La liberté syndicale est reconnue et garantie par la Constitution actuelle de notre pays (voir l’article 38). Et les actions des syndicats visent à défendre les intérêts de leurs membres.
Alors quels sont les intérêts des magistrats qui ont été étouffés lors des assises des états généraux de la magistrature ? L’on pourra peut-être difficilement répondre à cette question. Qu’à cela ne tienne, nous ne pouvons-nous empêcher de reconnaître certaines attaques de certains intervenants à l’encontre de la magistrature.
» La justice n’est pas seulement la magistrature « , cette phrase a été plusieurs fois prononcée. Toutefois, l’on peut se demander quel est l’apport de la magistrature dans la justice. Certes, la justice qui constitue tout un pouvoir instauré par le constituant de 2006 » pouvoir judiciaire » est un macrocosme dont l’étendue ne pourra se limiter qu’au contenu donné par ce dernier. Bien que cela soit ainsi, les magistrats représentent beaucoup dans les activités du secteur de la justice. Ils sont donc les grands acteurs de la justice.
Quelle suite sera réservée à cette revendication ?
Si l’on veut bien faire marcher la caravane de la justice, il faudra penser à l’équipe qui va s’assurer de l’entretien le long du chemin. Car qui veut aller loin ménage sa monture dit-on.
Il est vrai que les états généraux de la justice actuellement organisés par le Ministre Mutamba constituent une œuvre de grande envergure et les résultats qui en proviendront sont tant attendus. Mais est-ce que la fin des états généraux donnera l’opportunité aux deux camps d’envisager un cessez-le-feu et poursuivre un même but attendu par la population congolaise ?
Les deux protagonistes, pourtant faisant partie d’un même secteur, doivent nous présenter de bonnes résolutions après ces accises.
La justice élève une Nation, et lorsque rien ne marche dans ce secteur, la RDC restera en réalité longtemps courbée sans qu’un autre élan le relève.
Eden BONDO NSIKU

