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EN DEPIT DU NOMBRE ELEVE D’UNIVERSITES ET INSTITUTS SUPERIEURS, la RDC ne progresse pas
La RDC compte aujourd’hui pas moins de 500 institutions académiques à travers tout le territoire national. Le constat sur le terrain est que lesdites institutions n’ont pas apporté le progrès au pays.
L’inadéquation est très flagrante entre la théorie et la pratique. Beaucoup d’universités et instituts supérieurs ont été créés vaille que vaille sans tenir compte des besoins réels du pays. La conséquence aujourd’hui est le nombre élevé de diplômés sans emploi qui pullulent partout par manque de débouchés.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire a une grande part de responsabilité dans cette triste réalité pour avoir agréé beaucoup d’établissements académiques de manière complaisante. Sans un contrôle rigoureux des infrastructures et du personnel enseignant, différents ministres qui se sont succédé à la tête de ce département, ont, favorisé cette floraison anarchique des universités et instituts supérieurs. Ils ont déversé sur le marché de l’emploi des finalistes qui ne sont pas utiles pour la nation. C’est là la cause principale du taux élevé des demandeurs d’emplois actifs en RDC.
La situation socioéconomique délétère du pays exige que soient privilégiées des filières techniques et celles à caractère professionnel. Malheureusement, il se constate que ce sont les facultés et départements des sciences humaines qui pullulent dans nos institutions académiques. Ils ne forment en grande partie que des demandeurs d’emplois et non des créateurs des richesses.
En outre, les enjeux futurs demandent qu’il y ait beaucoup d’hommes de sciences pour trouver des solutions idoines aux différentes questions auxquelles la planète terre fait face notamment le réchauffement climatique, les nouvelles technologies de l’information et de la communication,…
Pour revenir à la création de ces alma mater, il faut noter que la plupart ne répondent pas aux normes requises: pas de bibliothèques riches en ouvrages, pas de sites internet pour faciliter des recherches aux corps académique et scientifique. Pas d’équipements appropriés et, plus grave, certains dispensent des enseignements dans des bâtiments pris en location. Ils sont ainsi exposés à une instabilité qui n’épargne pas leurs étudiants de divers désagréments.
À propos du corps professoral, il y a à boire et à manger. Leur recrutement ne tient pas compte des critères fixés par la loi. C’est ainsi que l’on trouve dans ces établissements des professeurs qui n’ont entrepris aucune recherche et même pas publié un petit article dans un journal. Il sied de reconnaître aussi que le phénomène des professeurs politiciens a beaucoup desservi l’enseignement supérieur et universitaire.
Dans un tel environnement maussade qui devrait fournir au pays une élite responsable, nous ne devons pas nous plaindre et même nous étonner que nous soyons là où nous nous trouvons. Il s’ensuit que les décideurs doivent impérativement prendre des mesures qui s’imposent pour une refonte, et non une réforme, de l’enseignement supérieur et universitaire pour une adéquation effective entre la formation et l’emploi. Et ce, pour envisager un possible développement de la RDC. Muke MUKE