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La traduction de l’expression en lingala «Ba oyo balie safu te bazela manga etela» se traduit en français par «Ceux qui n’ont pas mangé de safous attendent que la mangue mûrisse». Aujourd’hui, ce sont les deux fruits parmi les plus prisés en Afrique, particulièrement en RDC, le safou et la…
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L’Alliance pour l’Alternance et le Progrès (AAP), dirigée par le professeur Théophile Mbemba Fundu, a annoncé sa prise de distance avec le mouvement « Sauvons la RDC », tout en réaffirmant son…
En attendant les investisseurs…
Sauf mauvaise foi manifeste, nul ne peut reprocher à Félix-Antoine Tshisekedi de pratiquer la politique de la chaise vide. Le Président rd congolais est de tous les rendez-vous internationaux -ou presque-où la présence de la RDC est requise. Et même tout simplement souhaitée.
Personne ne saurait faire grief à Fatshi de plaider la cause de son pays dans tous les cénacles d’ici et d’ailleurs. Un pays plus que jamais solution eu égard à son potentiel sur le front de la transition énergétique dictée par l’enjeu climatique. Un enjeu existentiel pour l’humanité.
Les atouts de la biodiversité et des ressources minières en bandoulière, le chef de l’Etat congolais a, une fois de plus, décliné l’opération-séduction en direction des investisseurs. C’était, hier à Londres, dans le cadre de Africa Summit 2022.
Sera-t-il enfin entendu ? C’est tout ce que souhaitent ardemment les Congolais. Eux qui attendent toujours des retombées concrètes de nombreux voyages de leur Président. Car, jusqu’ici, force est de constater que le bla-bla-bla enveloppé dans les interminables promesses et autres effets d’annonce l’emporte très largement sur le concret. Les investisseurs ressemblant de plus en plus à l’Arlésienne. A l’allure où vont les choses, il risque de se poser la question du retour sur investissement des safaris présidentiels.
En plus de retombées économiques qui tardent à se dessiner, la duplicité voire la complicité de certains partenaires par rapport à l’agression rwandaise devrait peut-être appeler à un certain aggiornamento diplomatique. Que gagne la RDC en s’alignant sur des » amis » qui condamnent » la violation » du droit international en Ukraine et ferment les yeux sur le gangstérisme du pouvoir rwandais ? Quel message envoie Kinshasa en se positionnant contre Moscou le matin et en sollicitant l’achat des armes à la même Russie le soir ?
Enfin, au plan purement interne, pas sûr d’attirer le flux d’investissements lorsque l’on ne crée pas les conditions d’une vraie accalmie politique, sécuritaire et sociale. Cela était vrai avant-hier sous Mobutu finissant, hier sous Kabila père et fils et aujourd’hui sous Fatshi.
La sinistrose ambiante faite d’absence de consensus entre acteurs politiques majeurs, de » main noire « , de » faux fous ou vrais faux fous rwandais » …ne plaide plus pour des spéculateurs que pour des investisseurs. L’investisseur est comme du gibier peureux : il ne s’accommode pas de bruits. Parole avisée de Léon Kengo. José NAWEJ