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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Des maisons démolies sans préavis sur l'avenue de la Poste
Une vague de démolitions a semé le chaos et la désolation sur l'avenue de la Poste, dans la commune de Kanzala, le mardi 5 août. Des machines de la société JMC sont intervenues brutalement dans le cadre du projet Tshilejelu, détruisant plusieurs habitations sans préavis, laissant les familles dans une situation de grande précarité.
Sur place, les scènes sont déchirantes. Les habitants, pris de court, n'ont eu ni le temps de récupérer leurs affaires, ni d'organiser leur relogement. Un résident sinistré, les larmes aux yeux, a raconté : "On savait que la démolition allait arriver, mais sans moyens pour partir, nous sommes restés en espérant une solution. Ce matin, ils sont venus sans pitié", a-t-il indiqué.
Les victimes dénoncent l'absence de toute mesure d'accompagnement social, de relogement ou d'indemnisation. Beaucoup d'entre elles ont dû trouver refuge dans des églises ou chez des proches, dans des conditions précaires.
De son côté, le directeur de la société JMC a justifié l'opération en affirmant que les habitants avaient été informés à plusieurs reprises. "Cette avenue est l'une des plus touchées par les constructions anarchiques. Les habitants ont été informés à plusieurs reprises. Ils ont refusé de partir", a-t-il déclaré.
Le projet Tshilejelu vise à moderniser les infrastructures urbaines de Tshikapa. Si son objectif est d'améliorer le cadre de vie et la mobilité dans la ville, la brutalité de ces démolitions soulève de vives critiques. Pour l'heure, les autorités provinciales n'ont émis aucune communication officielle pour apaiser la situation ou proposer des solutions aux familles touchées.
Félix MULUMBA KALEMBA